Belgique Si la plupart ont été retrouvées, près de 45 personnes restent introuvables.

Chaque année, des centaines de Belges disparaissent. Certains sont retrouvés vivants, ou morts, tandis que d’autres ne refont plus jamais parler d’eux.

En 2016, 1.172 dossiers ont ainsi été ouverts suite à une disparition jugée inquiétante, dont 452 femmes et 720 hommes. C’est 51 personnes de plus qu’en 2015.

C’est la cellule de recherche des personnes disparues qui s’occupe de les retrouver, lorsque c’est possible. Depuis sa création, il y a plus de 20 ans, elle a traité quelques 25.000 dossiers de disparition. Dont près de 800 restent encore ouverts à l’heure d’écrire ces lignes.

Parmi toutes les personnes disparues en 2016, 45 sont restées introuvables, même si l’immense majorité des disparus a été retrouvée (1.127).

Les causes de ces disparitions non élucidées peuvent être multiples : meurtres parfaits (lorsque la personne n’est jamais retrouvée, bien qu’on sache qu’elle est morte), disparitions volontaires, corps introuvables, etc. Jusqu’à ce qu’on retrouve le disparu, les noms, photos et circonstances de la disparition continuent ainsi de figurer sur le site de la police fédérale.

Comme le petit Liam Vanden Branden, disparu à Malines en 1996, et dont on n’a jamais retrouvé la trace. Ou Françoise Bruyère et Marie-Agnès Cordonnier qui se sont comme volatilisées le long d’une autoroute en France, en 1984. Ou encore Françoise Dasnois, évaporée lors d’une randonnée avec son mari en Espagne, en 2009. Ou plus récemment, Kristin Peeters, 60 ans, qui a disparu à Bruxelles le 28 novembre 2016 et aperçue pour la dernière fois à la côte belge.

C’est en province d’Anvers qu’on a dénombré le plus de disparitions en 2016 (181), devant Liège (164), le Hainaut (163), et Bruxelles (146). Namur (76), le Luxembourg (39) et le Brabant wallon (31) arrivent loin derrière. Dans 983 cas, le disparu a pu être retrouvé vivant.

Plus inquiétant, dans 144 dossiers traités, la personne disparue était déjà décédée au moment de sa découverte. C’est plus qu’en 2015 où 123 décès avaient été comptabilisés.

Autre élément : on disparaît à tout âge.

En effet, l’an dernier, pas moins de 68 disparus étaient âgés de moins de 13 ans. La plupart ont été retrouvés. Mais trois d’entre eux ont trouvé la mort, tandis que deux autres sont toujours recherchés par la police et leurs parents éplorés.