Belgique

Le parvis de la Bourse est, à Bruxelles, le lieu où les supporters de football célèbrent les victoires internationales.

Vingt-deux agents de police ont été blessés lors d'émeutes qui ont éclaté dans le centre-ville de Bruxelles samedi soir, selon un nouveau bilan communiqué dimanche matin par Olivier Slosse, commissaire de la zone de police Bruxelles-Capitale IxellesAprès la qualification pour la Coupe du monde, du Maroc qui a défait la Côte d’Ivoire samedi soir, entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées à la Bourse. Des petits groupes ont commencé à dégrader les installations du Marché de Noël qui sont en construction. La présence policière a alors été renforcée. Des policiers, en tenue de protection, équipés de boucliers et matraques ont été déployés sur les lieux. L’ambiance était relativement tendue. Quelques projectiles ont été lancés vers la police. Des barrières ont été secouées. Une personne sur le parvis de la Bourse a été atteinte par un projectile. Elle a dû recevoir des soins. Une auto-pompe a été positionnée dans le centre de Bruxelles.

La police a décidé de refouler les personnes présentes sur le parvis de la Bourse sur les boulevard du centre en direction de la gare du Midi pour ramener le calme. Des petits groupes ont néanmoins continué à se rassembler sur le boulevard Lemonnier, nécessitant une présence policière. L’autopompe a dû être mise en service.


La police n'a encore procédé à aucune interpellation, mais les images caméras seront saisies et exploitées afin d'ouvrir des dossiers judiciaires à ce sujet, a annoncé le commissaire. Le retour au calme a été constaté vers 00h30 dimanche matin, les appuis de la police fédérale et d'autres zones de police locale ont alors quitté les lieux.

Des centaines de supporters marocains se sont aussi réunis dans les rues de Paris, sur les Champs-Elysées, mais les scènes de liesse, encadrées par les forces de l'ordre, n'ont pas donné lieu à des débordements, selon le quotidien Le Parisien.


La police prendra les critiques en compte dans son évaluation

Des critiques circulent dans différents médias dimanche au sujet de l'intervention de la police locale bruxelloises lors des émeutes survenues samedi soir. Ces critiques portent principalement sur la lenteur d'intervention des forces de l'ordre et émanent notamment de commerçants pillés. "Nous en tiendrons compte dans l'évaluation que nous ferons sur ces faits", indique Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police de Bruxelles-Capitale Ixelles. "Il s'agit de questions et de préoccupations légitimes auxquelles nous ne voulons pas rester sourds", ajoute le porte-parole. "Nous en tiendrons compte lors de notre débriefing. Dans de telles circonstances, nous voulons d'abord rétablir l'ordre pour que les services de secours puissent faire leur travail. A un certain moment, les pompiers ont également été victimes d'intimidation et n'ont donc pas pu le faire. Dès que l'ordre est rétabli, nous pouvons poursuivre et nous tourner vers les aspects matériels. Mais nous comprenons et nous regrettons bien sûr que certaines personnes se soient senties menacées."

La police s'était préparée à des débordements et de possibles émeutes, samedi soir. "Lors de telles occasions, il y a toujours un risque que la situation devienne hors de contrôle. Un peloton du service d'intervention était présent sur place à partir de 20h00 avec une autopompe et un renfort de la police fédérale. Nous avons intensifié nos interventions en cours de soirée, avec un peloton supplémentaire de notre service d'intervention et nous avons eu l'appui de deux autres zones de police bruxelloises. La police d'Anvers a également envoyé deux sections en renfort. Mais nous avons été surpris par l'intensité et la rapidité avec laquelle certains auteurs ont pillé des commerces."