Belgique

Ce cabinet et cette vente ont déjà fait couler beaucoup d'encre à l'époque. Aujourd'hui, plus de place au doute. Tout se clarifie. Le montant total de la transaction était de 5,4 millions d'euros payable sur douze années. C'est ce que révèle la convention d'achat du cabinet de réviseur d'entreprises de Michel Daeden obtenue et publiée par nos confrères de Sudpresse.

Si sur papier, cet investissement aurait pu être rentable pour le fils Daerden, la réalité a été tout autre. Comme son père, Frédéric Daerden a, dès 2007, été confronté à de nombreuses critiques sur la confusion d'intérêts entre ses responsabilités politiques et son activité de réviseur, le cabinet comptant de très nombreux clients appartenant au secteur public.

A l'époque, pour faire taire toutes les rumeurs, Frédéric Daerden a voulu revendre le cabinet. Trois acheteurs s'étaient alors manifestés mais aucun accord n'avait pu être trouvé. En cause? L'interdiction de la vente par le président des réviseurs puisqu'une procédure disciplinaire à l'encontre du cabinet et  l'ouverture d'une information judiciaire au parquet général de liège sur le même sujet étaient en cours.

"Comme tout cela durait très longtemps que cela devenait invivable pour le personnel, pour les clients et pour les acheteurs éventuels", Frédéric Daerden a décidé de mettre la clé sous le paillasson. Un rachat proche du fiasco: "Je n'ai pas fait là un "beau coup financier" comme on dit. Si j'avais su tout ça avant, je ne l'aurais sans doute pas racheté, mais bon. Que voulez-vous, ce sont les circonstances, les aléas de la vie", confie-t-il.

A la mort de son père, il y aura un an dans quelques jours, Frédéric Daerden n'a retrouvé qu'une partie de sa mise à travers l’héritage de Michel Daeden étant donné qu'il a été divisé en trois entre lui, sa sœur et sa demi-sœur.