Belgique La police reçoit 600 information concernant le terrorisme par jour.

C’est la première fois depuis qu’il est arrivé la tête de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, en 2012, que le directeur judiciaire Eric Jacobs accorde un entretien. Resté dans l’ombre jusqu’ici, c’est pourtant lui qui dirige la DR3, l’unité antiterroriste belge dont on a tant parlé depuis les attentats de Paris et de Bruxelles. En exclusivité pour La DH , Eric Jacobs dévoile le nombre d’attentats déjoués par la Belgique ces derniers mois. Interview.

Qu’est ce qui a changé depuis le 22 mars, jour des attentats de Bruxelles ?

“Les jours qui ont suivi, on a constaté que pour certaines choses, on avait un manque d’expertise et on a fait appel à des policiers étrangers. Pour l’analyse des explosifs par exemple. Pour le traitement très rapide de certaines données. Europol et Interpol se sont installés ici. Le volet victimes était notre première préoccupation, avant le volet enquête. On travaillait jours et nuits et depuis lors, on n’a plus connu de période calme. Il y a sans cesse des opérations et des risques à gérer.”

A-t-on déjoué des attentats ?

“Je peux vous annoncer, en concertation avec l’Ocam, qu’en deux ans, depuis novembre 2014 précisément, nous avons pu déjouer pas moins de six attentats ! Et ce en étroite collaboration avec les services de renseignement. Nous avons vraiment travaillé ensemble pour en arriver là.”

Quelles sont vos difficultés dans la lutte contre le terrorisme ?

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