Belgique

Trois personnes sont décédées dans une collision entre deux trains à Saint-Georges-Sur-Meuse dimanche soir.

Deux passagers ainsi qu'un conducteur de train, dont l'identité a été révélée, sont tragiquement mortes.

Il s'agit de Marc De Geyter, âgé de 47 ans, qui était agent de la SNCB.

Cinq personnes toujours hospitalisées après l'accident ferroviaire

Sur les dix personnes qui ont été blessées à des degrés divers lors de l'accident ferroviaire survenu dimanche vers 23h00 entre un train de passagers et un train de marchandises à Saint-Georges-sur-Meuse, cinq sont toujours hospitalisées. Deux personnes demeurent hospitalisées au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Huy. Les trois autres se trouvent respectivement au CHR Citadelle à Liège, au Centre Hospitalier du Bois de l'Abbaye à Seraing et au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Liège. Leurs jours ne sont pas en danger. Les deux personnes admises à l'hôpital de Huy, âgées d'une trentaine d'années, souffrent de douleurs thoraciques et de douleurs à différents membres dues à leur projection dans le wagon. Leurs jours ne sont cependant pas en danger, a annoncé lundi en fin de matinée la direction médicale de l'hôpital.

Trois autres blessés, également admis au CHR de Huy, ont quant à eux déjà pu regagner leur domicile, tout comme deux des trois blessés qui ont été transportés au Bois de l'Abbaye à Seraing.

Outre les deux blessés admis à Huy, trois autres personnes demeurent hospitalisées dans différents établissements hospitaliers liégeois. Un homme de 26 ans a été pris en charge par le CHR Citadelle. Il a été grièvement blessé lors du choc. "Il est devenu paraplégique et souffre d'une fracture au niveau du dos, des côtes et se plaint de douleurs abdominales", a indiqué à Belga la porte-parole de l'hôpital. Il devra subir une opération au dos. La victime, toujours hospitalisée au Bois de l'Abbaye, est une demoiselle d'une vingtaine d'années. Elle a été opérée lundi matin mais ses jours ne sont pas en danger. Enfin, le patient hospitalisé au CHU est également hors de danger.

Le bilan de trois morts ne devrait donc pas s'alourdir, selon les différentes sources médicales.

Le plan catastrophe provincial avait été déclenché dimanche vers 23h20 lorsque les urgentistes du CHR de Huy ont découvert l'ampleur de la catastrophe. Quatre hôpitaux liégeois et hutois ont alors déclenché à leur tour le plan MASH qui a été levé vers 2h00 du matin.

Le bilan total fait état de 3 morts, 10 blessés hospitalisés et 48 personnes prises en charge. "Mais ce bilan aurait pu être bien plus lourd encore", a souligné la direction médicale du CHR Huy.

Trois wagons ont déraillé

Au total, trois wagons - deux du train de passagers et un du train de marchandises - ont déraillé lors de la collision entre les deux véhicules dans la commune liégeoise de Saint-Georges-sur-Meuse dimanche soir, a constaté Belga sur place.

A 23h03, un train de passagers a percuté l'arrière d'un train de marchandises, à l'arrêt ou qui s'apprêtait à démarrer, selon les informations de la SNCB. Les deux wagons à l'avant du train de passagers ont déraillé, la première voiture est complètement couchée sur la voie, l'autre l'est partiellement. Le train de marchandises, qui comptait une trentaine de wagons, transportait des pierres calcaires.

Avec le brouillard, la visibilité était très réduite dans les environs lundi matin. Selon Infrabel, le brouillard a pu jouer un rôle mais pour l'heure rien n'est confirmé. Une autre hypothèse est d'étudier l'impact de la foudre qui a frappé les installations électriques, quelques heures avant la collision. Les circonstances de l'accident doivent encore être déterminées.

Les dégâts structurels seraient limités, selon Infrabel. Une fois les wagons évacués, la circulation ferroviaire devrait dès lors reprendre rapidement.


Un hélico et le Roi sur place

Un hélicoptère de la police fédérale est chargé d’effectuer des clichés aériens du site de l’accident. Une victime devait encore être identifiée et deux experts été envoyés sur place. Le Premier Ministre et le Roi sont attendus en début d’après-midi sur place.

Lundi matin, l’une des trois personnes décédées dans l’accident de train survenu dimanche soir à Saint-Georges-sur-Meuse n’avait pas encore été identifiée. Le DVI est descendu sur place et a procédé à l’identification de ce passager. Les deux autres personnes décédées dans l’accident sont le conducteur de train qui a été éjecté du train et un passager.

Neuf personnes ont été blessées. Deux d’entre elles sont très sérieusement blessées. Leur pronostic vital est engagé.

Deux experts ont été envoyés sur place par le parquet de Liège. L’un est chargé d’établir un plan des lieux. L’autre est spécialisé en matière ferroviaire.

Un hélicoptère de la police fédérale réalisera des photos du ciel afin de permettre aux experts d’avoir une bonne vue d’ensemble du site de la catastrophe.

Lorsque les différents devoirs auront été réalisés le délicat travail du remorquage des trains pourra être entamé. En attendant des navettes de bus sont mises en place entre les gares de Huy et de Flémalle.

Le Premier Ministre et le Roi sont attendus en début d’après-midi sur place.

© D.R.


Aucune confirmation d'un problème de signalisation à ce stade

Le porte-parole d'Infrabel, gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, Frédéric Sacré ne confirme pas que l'accident survenu dimanche soir à Saint-Georges-sur-Meuse est dû à un problème de signalisation. "Ce qui est anormal, c'est que le train de passagers a rattrapé le train de marchandises. La signalisation existe justement pour l'éviter. Mais nous ne pouvons pas encore affirmer qu'il y a eu un problème à ce niveau". De multiples hypothèses sont envisagées pour expliquer la collision entre un train de passagers et de marchandises dimanche à 23h03 dans la région liégeoise. Un problème de signalisation reste possible, mais il est trop tôt pour s'avancer, explique Frédéric Sacré.

Par ailleurs, "la foudre s'est abattue sur les installations électriques dimanche soir, quelques heures avant l'accident. Il est évidemment tentant de faire le lien mais c'est beaucoup trop prématuré", insiste le porte-parole. Le brouillard aurait peut-être également joué un rôle.

Les trains belges sont équipés d'un système de freinage sécurisé, le TBL1+ (Transmission Balise Locomotive 1+) qui vérifie de manière ponctuelle la vitesse moyenne du train. Ce système permet d'éviter qu'un conducteur ne franchisse un feu rouge. Presque l'ensemble du réseau ferroviaire (99,99%) est équipé de ce système. Aurait-il mal fonctionné ? "C'est à l'enquête de le déterminer", avance Frédéric Sacré, qui reste prudent.

Seule l'enquête permettra de faire la lumière sur la collision lors de laquelle trois personnes ont perdu la vie. "Les investigations sont complexes parce qu'elles concernent non seulement l'infrastructure mais aussi le matériel du train", conclut M. Sacré.


Un jeune homme de 26 ans grièvement blessé, deux victimes déjà rentrées

Un jeune homme de 26 ans a été grièvement blessé dans la catastrophe ferroviaire de Saint Georges, a-t-on appris au CHR Citadelle où il a été admis peu après 2h du matin. Projetée à travers le wagon, la victime est devenue paraplégique. Elle souffre d'une fracture au niveau du dos, des côtes et se plaint de douleurs abdominales. Elle est actuellement aux soins intensifs, précise-t-on au CHR Citadelle. Le jeune homme devra prochainement subir une opération au dos. Le Centre Hospitalier Universitaire a également admis durant la nuit une des neufs victimes de l'accident mais ses jours ne sont pas en danger, ajoute le CHU.

Parmi les trois personnes transportées au Bois de l'Abbaye à Seraing, deux d'entre-elles ont déjà pu quitter l'hôpital. La troisième, une jeune femme de 20 à 25 ans, doit subir une opération dans le courant de la matinée mais le pronostic vital n'est pas engagé.

L'accident entre un train de marchandises et de passagers, survenu dimanche vers 23h00 à hauteur de la commune de Saint-Georges sur Meuse (Province de Liège) a fait trois morts et 9 blessés. La trentaine d'autres personnes présentes dans le train ont également été prise en charge.