Belgique

Un accident mortel a eu lieu ce mercredi sur la N25 à Genappe. 

Selon Vias (ex IBSR), la présence de tracteurs agricoles roulant à moins de 40 km/h sur des nationales limitées à 120 km/h ne permet pas de garder une certaine homogénéité de vitesse et de véhicules, ce qui peut nuire à la mobilité et surtout à la sécurité routière. La différence de vitesse est beaucoup trop importante que pour assurer des conditions de sécurité suffisantes.

En pratique, il n'y en Brabant wallon, sur la N25, mais aussi sur la N4 (province de Namur et de Luxembourg), que les tracteurs sont autorisés sur des nationales à 120 km/h.

"Chaque année, on recense entre 180 et 200 accidents corporels impliquant un tracteur agricole, soit un tous les 2 jours environ. Si ces accidents ne sont pas nombreux, ils sont généralement très graves puisqu'on compte 60 tués par 1000 accidents (contre 17 tués par 1000 accidents de voiture)", précise Benoît Godart, porte-parole de Vias. "Dans un peu moins d'1 accident sur 3, l'accident est une collision où un autre usager emboutit l'arrière du tracteur. Ces accidents se concentrent essentiellement au cours du 2e semestre, au moment où les agriculteurs sont beaucoup plus actifs dans leurs champs."

Selon Vias, la solution consisterait à dévier les tracteurs vers d’autres itinéraires. Les tracteurs roulent à 40 km/h maximum et le fait d'emprunter des routes limitées à 50 km/h ne leur ferait de toute façon pas perdre beaucoup de temps. Il faut toutefois leur garantir de pouvoir circuler sur des routes où il est possible de les accueillir (pas des ronds-points trop petits ou des quartiers résidentiels par exemple).