Belgique

Les conseils de Delphine Boël demanderont à nouveau, en degré d'appel à Bruxelles jeudi, que le roi Albert II se soumette à un test ADN. Delphine Boël souhaite prouver qu'il est son père biologique. 

La cour d'appel de Bruxelles évaluera la demande des avocats de Delphine Boël jeudi matin et fixera éventuellement déjà une date pour les plaidoiries.

En mars dernier, le tribunal civil de Bruxelles avait estimé que la demande en désaveu de paternité de Jacques Boël, introduite par Delphine Boël, était recevable mais non fondée. Cette décision ne permettait donc pas à Delphine Boël de poursuivre son action en vue d'obtenir une reconnaissance de paternité du roi Albert II.

Pour motiver sa décision, le tribunal s'était basé sur le principe de la "possession d'état". Celui-ci présume que s'il y a un lien affectif entre le père supposé et l'enfant, et que les deux se sont comportés comme père et fille ou fils durant des années, il n'y a pas lieu de contester la paternité.

Delphine Boël avait introduit, en 2013, une procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, son père légal, en vue d'introduire ensuite une procédure en reconnaissance de paternité du roi Albert II.

Jacques Boël n'avait pas contesté l'action en désaveu de paternité introduite par sa fille à son encontre. Il s'était livré à un test ADN qui avait révélé qu'il n'est effectivement pas son père biologique.

Delphine Boël dit être la fille du roi Albert II avec qui sa mère, Sybille de Selys Longchamps, a eu une liaison entre 1966 et 1984.

C'est en 1999 que Delphine Boël a été présentée comme la fille illégitime d'Albert II par certains médias. Albert II a reconnu ensuite que son épouse, la reine Paola, et lui avaient traversé une crise conjugale dans les années 70. Mais il n'a jamais admis être le père biologique de Delphine Boël.