Belgique Des mesures sont prises pour réguler la marée de portraits qui jalonnent les rues après les élections

Lors des campagnes électorales, les villes craignent le débordement d’affichage. Onéreux au nettoyage, les affichages frénétiques détériorent l’environnement.

Petit tour de ce qui est permis ou non dans la zone de Bruxelles-Capitale.

"Mon voisin colle un grand poster de son politicien préféré sur sa façade. Les élections sont dans deux mois. Il n’a plus le droit de faire ça."

FAUX. L’article 1 de l’arrêté ministériel sur l’affichage électoral précise qu’il est interdit de poser une propagande visuelle à partir du 14 juillet 2018, entre 22 h et 7 h du matin. Même si les élections ont lieu le 14 octobre, tant que votre voisin n’installe pas son panneau au milieu de la nuit, il est en droit.

"Il y a une affiche électorale à l’intérieur de mon bus. Ce n’est pas légal."

VRAI et FAUX. La circulaire sur la vente et la distribution dans l’espace public à Bruxelles-Capitale spécifie qu’il est interdit d’apposer ou de faire apposer des affiches, autocollantes, etc., sur les véhicules ; sauf si l’autorité compétente a marqué son accord (article 11).

"Mon meilleur ami veut aller distribuer ses tracts de campagne sur la Grand-Place. Je lui ai dit que c’était interdit."

VRAI. C’est la zone neutre. Ce n’est pas l’unique espace concerné : il y a la zone de protection du patrimoine définie par l’Unesco, aux alentours de la Grand-Place. Ou les places du Congrès, Poelaert et Royale. Ou encore à proximité des bureaux de chômage, des lieux d’éducation, de culte, ainsi que près des casernes et autres bâtiments militaires. Il y a aussi l’esplanade Solidarnosc ou les environs du Heysel. Toutefois, ces interdictions peuvent être levées par une autorisation spécifique.

"J’ai croisé des distributeurs de flyers électoraux. Ils ramassaient les flyers que les gens jetaient presque immédiatement après les avoir reçus. Je suis certaine que c’est pour les tendre à d’autres passants !"

FAUX. Selon l’article 1 de la circulaire, les distributeurs de tracts sont obligés de ramasser ceux jetés par le public aux abords immédiats de l’endroit où la distribution a lieu.

Inès Delpature