André Flahaut recadre ses déclarations sur la flamandisation de l'Etat

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Belgique C'est surtout le chef de groupe N-VA, Jan Jambon, qui a demandé des explications tout comme Gerold Annemans (VB) et Stefaan Van Hecke (Groen)

BRUXELLES Le président de la Chambre, André Flahaut, a expliqué jeudi au début de la séance plénière que les déclarations qu'il a faites à 2 députés français et qui font polémique datent de l'été 2011 alors qu'on était toujours dans une période d'affaires courantes et qu'il n'y avait pas encore d'accord institutionnel.

M. Flahaut (PS) a notamment déclaré à deux députés français, en marge d'un rapport de l'assemblée française sur la situation politique en Belgique, que "tout l'appareil de l'Etat est flamandisé, ce qui est le résultat d'une stratégie concertée de mise en oeuvre sous l'égide d'un parti dominant". Il qualifie aussi de "déni de démocratie" la non-nomination de trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise et relève que la Flandre n'a jamais ratifié la convention-cadre du Conseil de l'Europe sur la protection des minorités. Le chef de groupe CD&V, Raf Terwingen, s'est indigné de ces déclarations jeudi matin sur la VRT, estimant que ces déclarations méritaient, le cas échéant, des excuses.

Les déclarations de M. Flahaut ont été évoquées au début de la séance plénière de la Chambre jeudi après-midi mais M. Terwingen n'est pas intervenu dans ce débat.

C'est surtout le chef de groupe N-VA, Jan Jambon, qui a demandé des explications tout comme Gerold Annemans (VB) et Stefaan Van Hecke (Groen). M. Flahaut a rappelé qu'il avait fait ces déclarations alors qu'on était encore en négociation.

"Depuis qu'il y a un accord institutionnel et un accord de gouvernement je n'ai plus fait de déclaration et je ferai tout mon possible pour que le débat sur la réforme de l'Etat permette à chacun de s'exprimer", a dit Flahaut le président de la Chambre.

© La Dernière Heure 2012

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