Belgique

Découvrez toutes les réactions après l'annonce faite ce lundi par le cdH.

Pour le PTB, le cdH "tourne Kazakh"

Le président du cdH Benoît Lutgen préfère gouverner avec le MR du Kazakhgate plutôt qu'avec le PS de Publifin et du Samusocial, a réagi lundi le PTB par la voix de son porte-parole francophone, Germain Mugemangango. "Si c'est une tentative d'améliorer l'image de son parti, c'est mal barré", commente-t-il dans un communiqué. Car à ses yeux, "on ne sort pas des affaires en changeant des têtes, mais en s'en prenant à un système qui implique depuis de longues années tous les partis traditionnels."

Pour le Parti du Travail de Belgique, l'annonce-surprise du cdH traduit la "crise profonde chez les partis traditionnels, à la mesure de la colère profonde chez les gens contre ces partis où une élite s'en met plein les poches alors qu'une grande partie de la population a de moins en moins dans son porte-monnaie suite aux mesures anti-sociales prises par ces mêmes partis traditionnels."

"Devant la peur de la montée d'un parti comme le PTB (...), le cdH pense visiblement pouvoir regagner la confiance de l'opinion publique en chamboulant les majorités. Il se trompe: sans mesures concrètes et radicales en matière de transparence, rien ne changera."


Le Premier ministre Charles Michel n'envisage pas de changement de majorité au fédéral

Le Premier ministre Charles Michel (MR) n'envisage pas de modifier la composition de sa majorité au fédéral à la suite de l'appel lancé par le président du cdH Benoît Lutgen de former des majorités sans le PS en Wallonie, à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Nous sommes quatre formations et poursuivrons le travail à quatre", a indiqué le chef du gouvernement fédéral sur le réseau social Twitter. "Le #begov continue les réformes", a-t-il ajouté depuis Varsovie où il participe au sommet Benelux/Groupe de Visegrad.

Le MR est le seul parti francophone présent au gouvernement fédéral, en compagnie de trois partis flamands: la N-VA, le CD&V et l'Open Vld.


De Wever: "Pour nous, cela n'aura pas de conséquences au niveau fédéral"

"Les événements qui touchent le paysage politique francophone sont à regarder avec intérêt. Mais cela n'aura, pour nous, aucune répercussion au niveau fédéral", a assuré lundi le président de la N-VA Bart De Wever.

"La N-VA est aux affaires en Flandre et au fédéral et nous travaillons dur chaque jour au changement. En Flandre, nous avons un budget en équilibre et nous réalisons une rationalisation dans l'administration. Grâce aux mesures prises par le gouvernement fédéral, les charges ont diminué, donnant ainsi de l'air au secteur privé. Nous voulons donc poursuivre le travail de manière stable jusqu'en 2019", a indiqué M. De Wever.


Olivier Chastel (MR) ouvert au dialogue

Olivier Chastel affirme dans un communiqué qu'il "prend acte de l’annonce faite par le président du cdH" et que "cette annonce confirme le constat posé par le MR".

Selon le président du MR, "depuis plusieurs mois, nous ne cessons de dénoncer l’inertie des gouvernements fédérés. En Wallonie, en Fédération Wallonie-Bruxelles et à Bruxelles, les ministres-présidents socialistes consacrent leurs forces à sauver leur parti. La gestion des entités fédérées passe totalement au second plan".

Considérant que "le redressement des entités fédérées est vital", le MR indique qu'il "répondra favorablement à un appel au dialogue politique (NdlR : lancé par le cdH) sur l’avenir des entités fédérées".

Le bureau du MR se réunira ce soir afin d’examiner la situation politique.


Didier Gosuin (DéFI) critique la méthode du cdH: "Agir de la sorte, c'est une manière de se donner du poids"

"Je comprends qu'il (Benoît Lutgen, ndlr) critique comme moi le PS après le scandale de Publifin, mais mettre des gouvernements cul par-dessus tête, ce n'est pas une méthode", a réagi lundi le chef de file de DéFI au gouvernement bruxellois Didier Gosuin, après l'appel lancé par le président du cdH Benoît Lutgen. "Le cdH a été un long compagnon de route du PS. Agir de la sorte, c'est une manière de se donner du poids", a commenté M. Gosuin en marge d'une conférence de presse.

Selon lui, le MR n'est pas à l'abri des critiques en matière de gouvernance dans le dossier du Kazakhgate, dans lequel l'ancien président du Sénat et désormais ex-bourgmestre d'Uccle Armand De Decker a joué un rôle de premier plan. "Je ne rentre pas dans ce genre de combine", a conclu Didier Gosuin.


Rudi Vervoort (PS): "C'est une drôle de façon de faire de la politique autrement"

En déplacement à Montréal, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort s'est montré peu bavard sur l'annonce de Benoît Lutgen. "C'est une drôle de façon de faire de la politique autrement", a-t-il confié à nos confrères de La Libre Belgique, estimant que le président du CDH avait peut-être "mal compris" ce qui se passe à Bruxelles.

Notons qu'à Bruxelles, une majorité alternative n'est possible qu'avec Défi et selon les premiers échos glanés par La Libre, Olivier Maingain n'aurait pas l'intention de faire valser la majorité bruxelloise aussi facilement que le souhaiterait le CDH.


>>>La réaction d'Elio Di Rupo et du parti socialiste ici<<<