Belgique

La zone Ouest Brabant wallon demande aux parents d’arrêter d’associer  le métier de policier à la prison

À l’attention des parents : nous ne sommes pas les méchants !” Le message posté par la zone Ouest Brabant wallon a déjà été partagé plus de 3.000 fois. Accompagné d’une affiche sur laquelle pose un policier canadien, il demande aux parents de cesser de donner une mauvaise image de la profession aux enfants. “Arrêtez de dire à vos enfants que nous les emmènerons en prison s’ils sont mauvais. Nous voulons qu’ils courent vers nous s’ils ont peur et pas qu’ils aient peur de nous.”

Posté par le chef de corps Yves Delmarcelle sur la page Facebook de la zone qui, au passage, est la page de police la plus visitée du pays, juste après celle de la police fédérale, l’appel suscite de nombreuses réactions. Il y a les parents qui assurent n’avoir jamais transmis ce genre d’idées à leur progéniture et puis il y a ceux qui avouent aussi, et ils sont nombreux, menacer leurs enfants d’un appel à la police, surtout en voiture quand il s’agit de s’assurer que tout le monde garde sa ceinture.

L’idée n’est pas pour autant de faire passer les policiers pour des Bisounours. “Le policier n’ a pas besoin d’amour. Il doit simplement être reconnu pour la profession qu’il exerce mais pas devenir la personne qui fait peur aux enfants. Imaginez qu’un petit soit perdu, à force de lui répéter que les policiers mettent les méchants en prison, il n’osera sans doute pas se diriger vers l’un d’eux” , précise le commissaire-divisionnaire Yves Delmarcelle.

À la tête de la zone Ouest Brabant wallon qui couvre les communes de Braine-le-Château, Ittre, Rebecq et Tubize, le chef de corps n’hésite pas à envoyer ses policiers sensibiliser les enfants dans les écoles. Et pas uniquement en matière de sécurité routière comme cela se fait déjà ailleurs. “Nous allons aussi présenter nos chiens vedettes, Snap et Thor. C’est une chouette mise en contact avec les enfants. Pourquoi installer un sentiment de crainte envers la police alors que nous sommes là pour aider ?”

D’où l’importance, pour ce commissaire-divisionnaire, entré dans les rangs de la police il y a plus de 30 ans, de partager sur les réseaux sociaux des campagnes de sensibilisation qui, espère-t-il, contribueront à donner une meilleure image de la police.

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