Belgique

Le corps de Stijn Saelens aurait dû brûler dans un crématorium aux Pays-Bas, a dévoilé l'accusé Evert de Clercq dans une conversation enregistrée avec un co-détenu, écrit lundi Het Laatste Nieuws. 

Le quotidien flamand se base sur une lettre qu'il s'est procurée. "Son corps devait disparaître pour 375 euros dans un crématorium aux Pays-Bas. De la voiture, directement dans le four. Parti." Evert de Clercq aurait joué un rôle dans le recrutement de l'exécutant présumé, aujourd'hui décédé, du châtelain de Wingene, Stijn Saelens, abattu le 31 janvier 2012 dans son château. Selon l'auteur de la lettre que s'est procurée Het Laatste Nieuws, le co-détenu d'Evert de Clercq dans la prison d'Ypres était un informateur de la police. Durant six mois, les enquêteurs ont ainsi écouté plus de 200 conversations entre les deux détenus.

Lors de ces conversations enregistrées, M. de Clercq parle notamment d'un bon ami qui gère un crématorium. L'accusé explique qu'aucune trace de Stijn Saelens n'aurait jamais dû être retrouvée si le plan avait bien fonctionné. Seulement, le scénario avait été changé le jour de l'assassinat de Stijn Saelens, ce dernier ayant été abattu dans le château. De gros embarras de circulation en direction des Pays-Bas à cause d'un accident ont également contribué au changement de plan.

L'auteur de la fameuse lettre indique également que les petits jeux des avocats de la défense sont clairement expliqués dans les conversations enregistrées. "Voilà pourquoi l'inspecteur principal a dit aux avocats la semaine passée qu'ils devraient réfléchir à deux fois à leur déontologie", souligne l'auteur. Celui-ci évoque des témoignages fabriqués et payés, des fuites délibérées aux médias et des rencontres secrètes entre les avocats concernés.

Le parquet de Bruges n'a pas souhaité réagir mais des sources proches de l'enquête confirment que ce n'est "pas fantaisiste".