Belgique Mathieu Maes est le père d'une adolescente scolarisée au Lycée de Waha. Il a été mis au courant de la situation par sa fille.

"C’est ma fille qui m’a averti des événements par un message: “tu vas sûrement voir un truc aux info mais tkt (sic) tout va bien pour moi" à 11h50. Je n’avais encore rien vu ni entendu à mon travail, et lorsque j’ai découvert l’ampleur du drame, je lui ai directement téléphoné. Elle était déjà en route pour la maison dans la voiture de la mère d’une amie et se sentait déjà en sécurité. Elle m’a dit qu’elle n’avait pris conscience de ce qui était en train de se passer que lorsque la police les a fait évacués, avec un peu de peur mais pas de trop grosse frayeur. En tant que père séparé et vivant à Bruxelles, j’ai eu je crois encore beaucoup plus peur qu’elle sur place", dit-il.

Elle a également prévenu sa mère via SMS. "Parmi les choses que je retiens aussi du drame, c'est que ma fille a écrit à sa mère: "ne prends pas de risques, ne vient pas me chercher". "Maintenant, avec sa mère, le principal nous parait d’être présents pour elle et de l’aider à partager toutes les émotions que cet attentat peut lui provoquer."

Le stress des parents aurait été amplifié par le traitement de l'information sur les réseaux sociaux et dans les médias. "La manière dont les médias ont relayé l’information m’ont beaucoup plus effrayé que ce que ma fille a pu m’en relater. Par ailleurs, nous sommes choqués par le décès de toutes les victimes, et nous ne pouvons que faiblement ressentir ce que leurs familles doivent éprouver à l’heure actuelle."