Au nom du père !

Stéphane Tassin Publié le - Mis à jour le

Belgique

La politique en Belgique est très (trop ?) souvent une affaire de famille

BRUXELLES Certes, ils sont choisis démocratiquement, mais on peut sans trop de problèmes imaginer que leur place sur une liste électorale et les voix qu’ils ramènent, ils ne les doivent pas forcément à une compétence validée.

Ils, ce sont les fils et filles de , au sein de la classe politique belge. Hors de question ici de leur jeter forcément l’anathème et de mettre en doute leur compétence. Il n’empêche, le fait de porter un patronyme déjà fortement connu et éprouvé dans ce milieu (comme dans d’autres, au demeurant) donne inévitablement un avantage non négligeable.

En 2009, un chroniqueur bruxellois de La Libre Belgique précisait qu’un bourgmestre flamand sur quatre descendait d’une autre personnalité politique. Il affirmait encore que 10 % des parlementaires étaient dans cette situation. Comme quoi ce n’est pas une caractéristique wallonne.

Inquiétant ou normal ? La vérité est sans doute au milieu comme souvent. Doit-on l’empêcher ? Il s’agirait sans doute d’une atteinte à la démocratie. Pourtant, certains rejetons d’hommes ou de femmes politiques célèbres ont abondamment profité d’une situation qui leur était favorable lorsqu’ils se réalisaient plus difficilement dans une vie plus discrète. D’autres ont, par contre, démontré de très grandes qualités.

Il nous semble quand même que la politique ne doit pas virer systématiquement à la dynastie élective. Le désamour actuel d’une grande partie des citoyens pour la classe politique passe sans doute, en partie, par ce constat. Si certains votent pour le fils parce qu’ils ont aimé le père, nous leur dirons que leur vote ne repose pas forcément sur les meilleurs critères. Et s’ils refusent de voter pour l’un ou l’autre par profond dégoût de cette filiation, ils se trompent peut-être également. Être fils ou fille de n’empêche en aucun cas d’être compétent.

C’est là toute la difficulté. Et c’est surtout à la classe politique et à ceux qui la composent de posséder une éthique suffisamment importante pour parfois s’empêcher. La politique ne devrait sans doute pas être un métier à vie. Mais c’est simplement notre avis.

Dans l’infographie ci-contre, nous avons relevé quelques dynasties actives dans notre monde politique, sans a priori, ni parti pris, promis !



© La Dernière Heure 2012
Publicité clickBoxBanner