Belgique

"Vent de raison" regroupe 70 comités de citoyens qui se posent, depuis 2005, des questions critiques sur les éoliennes. Leur implantation est-elle le bon choix en Wallonie ?

Indépendants de toute influence politique ou économique, ils entendent révéler au grand jour les énormes failles du tout récent plan éolien wallon.

Sur quelle base ? Des mesures et des analyses précises de l’impact à la fois économique et environnemental de la prolifération des éoliennes. Leurs résultats seraient catastrophiques et montrent que nos représentants ne font pas le bon choix.

"Il est urgent de ne plus construire une seule éolienne terrestre tant cette politique énergétique est instable. Il n’y a pas de capitaine à bord" , urge l’ancien industriel Patrice Doutrelmont.

Pire : nos dirigeants occulteraient certaines données - la rentabilité effective, les effets physiologiques des sons à basse fréquence sur le corps humain… - pour couvrir leurs décisions. "On ne parle pas de complot, mais on est certain que l’administration wallonne est au courant de l’inadéquation des simulations numériques et de la situation réelle des riverains aux abords des éoliennes ."

"Deux preuves que le plan éolien de Jean-Marc Nollet ne tient pas la route ? Le ministre Henry a revu la cartographie des éoliennes à 600 mètres des habitations au lieu de 450 le 4 juillet et le ministre Carlo Di Antonio vient de proposer un projet précipité de petites éoliennes le long des autoroutes et des voies navigables" , affirme Didier Arts, ingénieur spécialisé en bruits et vibrations qui a fait des mesures alarmantes.

"Si le gouvernement tenait compte des données dont il dispose, puisqu’il a commandé une étude dont il garde les résultats secrets, on se rendrait compte que la prolifération d’éoliennes serait inadmissible pour les citoyens" , renchérit le président de "Vent de raison".

Qui plus est, le groupe citoyen chiffre l’addition des éoliennes à 140 euros par an et par ménage. "L’énergie renouvelable n’est pas gratuite et le rendement des éoliennes est faible" , explique Hubert Couplet, ingénieur agronome. " L’impact financier du photovoltaïque est de 2,8 milliards. Celui des éoliennes terrestres sera de 4,5 milliards minimum."