Belgique

Retrouvez les réactions des acteurs politiques flamands et francophones qui se succèdent depuis jeudi matin


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BRUXELLES

11h50 - L'Open Vld quitte le gouvernement

Les libéraux flamands ont décidé de quitter le gouvernement fédéral, annonce Vincent Van Quickenborne. "Les négociations sont à l'arrêt," a-t-il déclaré à la VRT concernant les négociations autour de BHV. "La scission peut être votée dès la semaine prochaine. Que les partis flamands mettent la proposition sur la scission de BHV à l'agenda de la Chambre et que l'on vote," réclame Van Quickenborne.

11h49 - Reynders : "Le gouvernement doit proposer de poursuivre la négociation"

Confronté aux interpellations sur BHV cet après-midi à la Chambre, le gouvernement doit pouvoir répondre qu'il propose de poursuivre les négociations, a indiqué jeudi matin le président du MR, Didier Reynders, en marge d'une conférence de presse à Bruxelles. La volonté de réussir est bien présente parmi les négociateurs, a-t-il assuré. Les francophones ont répété "calmement" leurs demandes, et un ultimatum (de l'Open Vld) n'offre aucune porte de sortie, a ajouté M. Reynders.

Une solution est nécessaire au vu de la situation socio-économique, de la sécurité et dans la perspective de la présidence belge de l'Union européenne, a-
t-il relevé.

M. Reynders fait encore remarquer que le médiateur royal, Jean-Luc Dehaene, a formulé ses propositions il y a deux jours à peine. "En 24 heures, il est impossible d'aboutir à un accord", note-t-il.

11h40 - CD&V : Encore une petite tentative" sur base du paquet de Dehaene

Le sénateur Pol Vandendriessche (CD&V) a plaidé jeudi matin, à l'entame d'une réunion du groupe CD&V au parlement, en faveur d'une "petite tentative encore" pour aboutir à une solution négociée sur BHV, sur la base des propositions formulées par le médiateur royal Jean-Luc Dehaene. En dehors de ce "paquet", rien ne sera possible, a-t-il jugé.

Ces propositions vont déjà passablement loin dans les concessions faites aux francophones, estime le sénateur.

"Je suppose que les francophones l'ont eux aussi finalement compris cette nuit. J'espère donc que l'on pourra encore discuter quelques jours du paquet qui se trouve sur la table. Il faut tout faire dans ce dossier pour éviter une crise", commente-t-il.

M. Vandendriessche qualifie l'attitude de l'Open Vld de "très surprenante". Le président du parti libéral flamand, Alexander De Croo, "joue très durement, mais il faut bien comprendre quelle est la prochaine étape, à savoir la crise", prévient-il.

Son collègue de parti, le bourgmestre de Gooik Michel Doomst, estime quant à lui que ce sont les francophones qui sont allés trop loin. "Nous constatons que, en raison de la mauvaise volonté des francophones, nous buttons sur certaines limites, même de fond. J'espère simplement que nous maintiendrons ouverte la voie d'un vote" sur la proposition de scission de BHV, a déclaré ce partisan, au sein du CD&V, d'une ligne communautaire plus dure.

11h25 - Le sp.a pas disposé à entrer dans un gouvernement intérimaire

Le sp.a n'est pas disposé à entrer dans un gouvernement intérimaire si l'Open Vld quittait la majorité, a confirmé jeudi le chef de groupe sp.a au Sénat, Johan Vande Lanotte. "La population a besoin d'un gouvernement qui gouverne. S'il n'est pas capable de le faire, il faut un nouveau gouvernement", a-t-il dit.

La stabilité est nécessaire pour permettre à un gouvernement de travailler, a-t-il ajouté. "Un gouvernement intérimaire, qui ne tiendrait que pendant un an jusqu'aux élections, ça n'est pas une bonne chose", a-t-il dit. Et de faire remarquer: "ce n'est pas à l'opposition de sauver le gouvernement".

M. Vande Lanotte ne veut pas non plus dramatiser la situation actuelle. "Cette crise ne dit pas grand-chose sur la Belgique mais sur la majorité actuelle", a-t-il répondu à un journaliste de la télévision néerlandaise.

11h06 - de Donnea veut du temps

"Implicitement, le VLD nous donne encore un peu de temps pour négocier et éviter un vote jeudi à la Chambre", estime le député François-Xavier de Donnea (MR)après la déclaration du vice-Premier ministre Open Vld, Guy Vanhengel, lors de son arrivée au bureau de son parti.

10h35 : Vanhengel veut voter la scission ? Impossible, répond Onkelinx

Les partis flamands doivent maintenant voter à la Chambre la proposition de loi qui scinde l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vivorde, a expliqué jeudi le vice-premier ministre Open Vld, Guy Vanhengel, lors de son arrivée au bureau de son parti. "Je crois que les négociations sont à l'arrêt et maintenant, il faut faire ce que l'on a toujours dit: en cas d'échec des négociations, nous devons voter la proposition de loi. L'Open Vld a toujours été plus que responsable, mais à un certain moment, nous perdons toute patience", a-t-il déclaré.

Selon M. Vanhengel, les partis flamands doivent demander la mise à l'ordre du jour de la Chambre du texte déjà approuvé en Commission.

Le vice-Premier ministre ne voit pas pourquoi il faudrait parler de crise si cette proposition était approuvée. "Ce n'est pas parce qu'une proposition de loi est approuvée que c'est une crise", a-t-il dit.

Interrogée dans les couloirs de la Chambre, la vice-première ministre PS, Laurette Onkelinx, a répété son appel à la responsabilité. Un vote à la Chambre de la proposition scindant BHV est, selon elle, impossible. Les francophones enclencheront la procédure de sonnette d'alarme.

"Il n'y aura pas de vote, c'est impossible. Il y a une procédure de sonnette d'alarme qui empêche l'agression d'une communauté contre une autre", a-t-elle expliqué.

Ce faisant, le problème serait renvoyé au gouvernement fédéral qui pourrait tomber sur la question. La Belgique irait alors "vers une crise grave, une crise de régime peut-être", a-t-elle ajouté.

10h30 - La session du Sénat pas affectée par la crise

Le Sénat a ouvert jeudi matin, avec une poignée de parlementaires, sa séance plénière en dépit des circonstances particulières voulues par la nouvelle crise autour de BHV.

L'Open Vld met la pression sur ses partenaires de la majorité avec lesquels il se dit en "rupture de confiance", ce qui hypothèque la survie du gouvernement Leterme II dont on attendait des explications jeudi après-midi à la Chambre à propos de l'évolution des discussions sur BHV.

Le vice-Premier ministre Guy Vanhengel a appelé jeudi les autres partis flamands à voter à la Chambre la scission de BHV. Les libéraux flamands sont réunis en Bureau.

10h03 - PS : "L'ultimatum de l'Open Vld n'est lié à aucune réalité politique"

L'ultimatum fixé par l'Open Vld n'est lié à aucune réalité politique, la procédure du conflit d'intérêts n'étant pas encore clôturée et l'ultimatum étant en contradiction avec la volonté des présidents de partis autour de la table de travailler sérieusement à la recherche d'une solution négociée sur BHV, a observé jeudi matin le président du PS Elio, Di Rupo.

En provoquant la chute du gouvernement, les libéraux flamands risquent de créer un véritable chaos politique, juridique et social en Belgique, dont les premières victimes seront les citoyens, note le PS dans un communiqué.

M. Di Rupo appelle les libéraux flamands à "revenir à la raison, et à faire passer les intérêts de l'État avant tout". Il souligne la "crise économique grave" que traverse la Belgique et l'irresponsabilité de plonger le pays dans une paralysie politique qui pourrait durer des mois.

09h44 - Vanhengel (Open Vld) : "Maintenant, il faut voter la proposition de loi"

Les partis flamands doivent maintenant voter à la Chambre la proposition de loi qui scinde l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vivorde, a expliqué jeudi le vice-Premier ministre Guy Vanhengel (Open Vld), lors de son arrivée au bureau de son parti.

"Je crois que les négociations sont à l'arrêt et maintenant, il faut faire ce que l'on a toujours dit: en cas d'échec des négociations, nous devons voter la proposition de loi. L'Open Vld a toujours été plus que responsable mais à un certain moment, nous perdons toute patience", a-t-il déclaré.

Selon M. Vanhengel, les partis flamands doivent demander la mise à l'ordre du jour de la Chambre du texte déjà approuvé en Commission. Le vice-premier ministre ne voit pas pourquoi il faudrait parler de crise si cette proposition était approuvée. "Ce n'est pas parce qu'une proposition de loi est approuvée que c'est une crise", a-t-il dit.

09h20 - Francis Delperée demande du temps

Le sénateur Francis Delperée (cdH) a souligné jeudi matin que l'accord du gouvernement fédéral réclamait une solution aux problèmes communautaires pour le printemps et que cette saison prend fin le 21 juin, soulignant ainsi la possibilité pour l'Open Vld de se donner le temps de la négociation.

"La situation économique et sociale se redresse, il est essentiel de continuer", a-t-il fait remarquer. "La déclaration (du gouvernement fédéral) dit qu'il faut trouver une solution au problème de BHV et aux problèmes institutionnels accessoires au printemps. Le printemps, ça commence le 21 mars et ça finit le 21 juin", a déclaré M. Delperée.

Il souligne le mérite de la mission du médiateur royal Jean-Luc Dehaene "qui a été d'identifier un certain nombre de problèmes, comme la tutelle dans les communes de la périphérie bruxelloise". "Il faut approfondir, Yves Leterme a ce dossier depuis mardi soir et on lui demande un accord pour jeudi midi ; il faut se fixer un agenda, un ordre du jour, identifier l'ensemble des dossiers et se mettre au travail", estime Francis Delperée.

Il juge en outre que si l'Open Vld sort du gouvernement, la situation de l'exécutif fédéral deviendra intenable, vu que la partie flamande du gouvernement serait "insignifiante".

08h58 - Charles Michel en appelle au "sens des responsabilités supérieures"

Le ministre Charles Michel (MR) a lancé à l'Open Vld, jeudi matin, un appel au "sens des responsabilités supérieures" pour poursuivre les négociations sur le dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde.

La situation est "sérieuse", mais il serait "prématuré de dire qu'on est au bord d'une chute de gouvernement", a estimé Charles Michel, interrogé sur les ondes de La Première (RTBF). La volonté de négocier est partagée par 8 partis sur 9, souligne-t-il. "Un parti (l'Open Vld, ndlr) est confronté à une responsabilité extrêmement importante" au vu de la situation économique, sociale et budgétaire, ainsi que de la proximité de la présidence belge de l'UE, a-t-il fait observer.

M. Michel en appelle au "sens des responsabilités supérieures et à un sursaut", soulignant le "paradoxe" de la situation, puisque "les négociations sont toujours en cours". L'Open Vld, qui parlait dans la nuit de mercredi à jeudi de "rupture de confiance" au sein du gouvernement fédéral, a convoqué un bureau de parti à 9h30 à la Chambre.

08h33 - le CD&V demande encore "quelques jours" à l'Open Vld

Le président de l'Open Vld Alexander De Croo devrait s'accorder encore "quelques jours" pour dégager une solution négociée au dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a déclaré jeudi matin la présidente du CD&V Marianne Thyssen, sur les ondes de la VRT.

Pour Mme Thyssen, une chute du gouvernement signifierait non seulement la fin des chances d'aboutir à une solution négociée sur BHV, mais rendrait aussi impossible un vote à la Chambre sur la proposition de loi de scission de l'arrondissement.

"Faire tomber le gouvernement n'est pas une option", a-t-elle lancé. "J'ai compris qu'Alexander De Croo souhaitait lui aussi une solution négociée. L'Open Vld devrait s'accorder quelques jours", a commenté Mme Thyssen.

La présidente du CD&V veut poursuivre le travail entamé. "Nous devons profiter de ces journées pour voir si nous pouvons parvenir à un accord", dit-elle. "Nous saurions ainsi la semaine prochaine où nous en sommes".

En cas d'absence de résultat, un vote pourrait alors intervenir à la Chambre sur la scission de BHV, estime-t-elle. Les propositions du médiateur royal Jean-Luc Dehaene doivent rester le cadre de négociation, ajoute Marianne Thyssen. Mais il ne peut être question d'un élargissement de la Région bruxelloise, avertit-elle.

07h49 - Martens : "Une chute du gouvernement serait clairement dramatique"

Une chute du gouvernement Leterme II avant la présidence belge de l'Union européenne serait "clairement dramatique", juge jeudi dans De Morgen l'ancien premier ministre Wilfried Martens (CD&V). "Quelle figure montrerons-nous à l'Europe si nous devons présider l'Union européenne sans gouvernement convenable", demande-t-il.

Pour M. Martens, le médiateur royal Jean-Luc Dehaene, ex-premier ministre chrétien-démocrate flamand comme lui, s'est "cassé les dents sur les exigences radicales". "Avec des gens comme Olivier Maingain (président des FDF, ndlr), il est impossible de conclure un accord, ses exigences sont au-delà de toute proportion", affirme-t-il.

07h24 - Onkelinx : "On ne quitte pas le navire alors qu'il arrive au port"

La vice-Première ministre Laurette Onkelinx (PS) a lancé jeudi, sur les ondes de La Première (RTBF), un appel aux libéraux flamands pour qu'ils fassent preuve de "courage politique" et prennent leurs responsabilités en poursuivant les négociations sur BHV.

Mettant en garde contre la perspective d'une "crise grave, profonde, peut-être même une crise de régime" si l'Open Vld maintient son ultimatum, elle a appelé le président des libéraux flamand, Alexander De Croo, à "choisir le courage politique".

"Je lance un appel à la responsabilité, car on ne peut se permettre cette crise en cette période de grave crise économique", a-t-elle dit. Tous les négociateurs travaillent actuellement dans la discrétion et se montrent constructifs, a-t-elle assuré, jugeant que l'on "ne quitte pas le navire alors qu'il arrive au port". "Ce serait totalement ridicule", a-t-elle commenté.

Interrogée sur les causes de la situation actuelle, Mme Onkelinx observe que l'Open Vld s'est "enfermé dans un agenda". Elle estime intenable une éventuelle majorité privée de l'Open Vld, vu la faiblesse de la représentation flamande au gouvernement.

© La Dernière Heure 2010