BHV: Un échec est-il possible ?

André Gilain Publié le - Mis à jour le

Belgique

Un éventuel échec de la mission de Jean-Luc Dehaene ne semble pas de mise


Cette note qui “aide” Dehaene


BHV: l'Open Vld serait prêt à quitter le gouvernement


BRUXELLES Hormis quelques exceptions, les participants aux négociations semblent respecter la discrétion exigée par Jean-Luc Dehaene. Le politologue Pierre Vercauteren confirme cette impression : “Même si on assiste à quelques gesticulations, on peut considérer cette discrétion comme un élément positif, étant donné la sensibilité du dossier BHV et de la réforme de l’État. Cependant, cela n’indique pas jusqu’où s’étendra un éventuel accord.”

Par contre, la date butoir d’une éventuelle remise de note par Jean-Luc Dehaene vient une nouvelle fois d’être repoussée. Le politologue de la Fucam commente : “Envisager un accord pour la fin du week-end semble plus difficile, Didier Reynders et Joëlle Milquet étant à l’étranger. Ceci dit, on n’échappera pas à une réunion plénière entre tous les négociateurs.”

Et un éventuel échec du démineur : on ne semble pas trop y songer, pour le moment. Pourquoi ? Selon Pierre Vercauteren, “Dehaene lui-même ne l’exclut pas, mais il n’est pas du genre à baisser pavillon facilement.” Quant aux conséquences d’un échec, leurs plus récentes déclarations contraindraient les Flamands à voter la scission. Les francophones devraient alors soit activer la procédure en conflit d’intérêts, soit enclencher la sonnette d’alarme. Bref, un éventuel échec poserait un gros problème.

Pour continuer à croire en la réussite du démineur, beaucoup agitent la présidence belge de l’UE : celle-ci pourrait être paralysée par un échec. Il existe un précédent : sous la présidence tchèque, on a vécu pareil phénomène. Enfin, c’est surtout du côté flamand qu’un échec de Dehaene aurait des répercussions : à propos, comment réagirait-on en Flandre ?

“Au Nord, explique notre interlocuteur, existent trois courants. D’abord, celui qui veut parachever le fédéralisme : ce courant minoritaire existe principalement au sein de l’Open-VLD. Ensuite, il y a ceux qui souhaitent une poussée vers le confédéralisme : il s’agit du CD&V, mais pas seulement… Enfin, le courant le plus important estime que la prochaine réforme de l’État doit tendre vers un important transfert de compétences vers les Régions et qu’il doit s’agir d’une étape intermédiaire vers la scission de l’État.”



© La Dernière Heure 2010
Publicité clickBoxBanner