Belgique

"Un repaire de petits voyous" où l'alcool était volontiers servi et les joints consumés.

L'envoyé spécial du Parisien s'est rendu au café des Béguines, dans le quartier du Karreveld à Molenbeek. Il s'agit d'un bar fermé il y a une dizaine de jours pour trafic de stupéfiants et dont le patron n'était autre qu'Ibrahim Abdeslam, l'un des kamikazes qui s'est fait exploser à Paris ce vendredi 13. En réalité, selon nos sources, il s'agissait d'un coffee shop déguisé !

L'homme de 31 ans n'était jusqu'alors pas connu pour sa radicalité. Il avait repris le café des Béguines il y a deux ans et, selon une voisine interrogée par l'envoyé spécial du Parisien, l'endroit était vite devenu "un repaire de petits voyoux", en comptant qu'on y servait de l'alcool et qu'en émanait une forte odeur de cannabis. Sur les tables, "de nombreux cendriers, dont certains contiennent des joints partiellement consommés", précise la police.

De là à imaginer que s'y fomentaient de terribles attentats? "Jeudi encore, les frangins étaient là, souffle un de leur proche à l'envoyé spécial. Ils étaient comme d'habitude. Je n'ai rien remarqué."