Belgique

Au milieu de la semaine prochaine, la Belgique accueillera un président américain pour la première fois depuis 2005. Neuf ans après George W. Bush, Barack Obama foulera pour la première fois le sol belge, et il ne viendra pas seul.

"C'est un peu gênant. Je crois que ce sont 900 personnes qui accompagneront le président", reconnait Mark Storella, chargé d'affaires de l'ambassade américaine de Bruxelles, au micro de Bel RTL ce mercredi matin. Et de détailler la composition de la véritable armée qui accompagnera le président: "Il y aura 200 journalistes avec lui, la sécurité bien sûr, mais aussi des diplomates. Plus une petite armée pour contrôler les valises, des voitures et des hélicoptères qui arrivent par avion cargo…"

Voitures et hélicoptères qui serviront aux déplacements "intra-muros" d'un président dont les contours du programme belge sont de plus en plus clairs. VTM Nieuws annonce ainsi que le président atterrira à Bruxelles mardi en soirée, et passera la nuit à The Hotel, l'ancien Hilton de la capitale, avant un mercredi terriblement chargé. Sans confirmer l'endroit où son président passera la nuit, pour d'évidentes raisons de sécurité, Mark Storella concède que"Barack Obama va passer 24 heures ici à Bruxelles" avec, au programme, "une bilatérale avec la Belgique, une rencontre avec l'OTAN et un sommet avec l'UE."

Agenda over-booké auquel s'ajoutera très vraisemblablement une visite au Flanders Field, le cimetière américain situé à Waregem. "Je peux confirmer le fait que notre président a dit qu'en cette année de centenaire, il voulait être ici en Belgique, qui était l'endroit du début de la Grande Guerre" a déclaré le chargé d'affaires de l'ambassade à Bel RTL.

Nos confrères néerlandophones de VTM Nieuws sont plus affirmatifs, et détaillent même le dispositif qui encadrera le président américain de Bruxelles à Waregem: décollage matinal au beau milieu d'une flotte de neuf hélicoptères de l'armée américaine jusqu'à l'aérodrome de Wevelgem, avant qu'un cortège de trente voitures blindées ne prenne en charge Barack Obama et sa suite pour rejoindre le cimetière militaire, qui a déjà été quadrillé par les services de sécurité américains, qui se partageront la sécurité du président avec une police belge "extrêmement professionnelle", selon les dires de Mark Storella.

S'ensuivra un retour dans la capitale, axes routiers fermés à la clé (la police cherche encore une solution pour ne pas devoir boucler toute la ville, selon VTM), pour une visite des installations européennes avant un happening qui sera vraisemblablement organisé à Bozar, où le président devrait tenir son fameux discours. Sans confirmer l'information, le chargé d'affaires de l'ambassade a concédé à Bel RTL que c'était "un très joli endroit. C'est le centre de la vie culturelle de ce pays, et un bijou architectural."

La soirée terminée, Barack Obama s'envolera pour Rome, où il poursuivra sa tournée européenne avec son armée d'accompagnateurs.