Belgique

Le coût des études supérieures est devenu le fer de lance de la FEF


BRUXELLES La Fédération des étudiants francophone (FEF) a entamé lundi une campagne de récolte de signatures sur les campus de la Communauté française afin d'inciter le gouvernement à réduire davantage les coûts directs et indirects des études. Cette campagne "Sauvez Wendy" (du nom d'une étudiante fictive représentative des difficultés économiques que rencontrent certains étudiants) sera ponctuée le 24 novembre d'une manifestation à Bruxelles devant le cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.
Le coût des études supérieures est devenu le fer de lance de la FEF, depuis la campagne ResPACT qui s'était traduite dans l'engagement du gouvernement de la Communauté française à réduire ces coûts.

Le matériel de cours et le logement sont les deux postes que le budget des étudiants éprouve le plus de difficultés à soutenir, selon des enquêtes locales menées sur les campus auprès de plus de 5.000 étudiants.
"Nous demandons maintenant au gouvernement qu'il respecte ses engagements", souligne Romain Gaudron, président de la FEF. Reconnaissant les difficultés budgétaires de la Communauté française, la FEF n'en insiste pas moins sur la nécessité d'une volonté politique pour agir sur l'enseignement supérieur, un domaine qui permettra aussi de sortir de la crise.

La FEF craint que le ministre Marcourt délaisse son portefeuille de l'enseignement supérieur au profit de ses compétences économiques régionales. "Pourtant, il suffirait de la moitié à peine du montant investi en perte dans un événement comme le Grand Prix de Francorchamps pour permettre la suppression du minerval des étudiants boursiers", relève la FEF.

© La Dernière Heure 2009