Belgique

Plus de 250 directeurs d'écoles libres francophones ont adressé une lettre au vitriol à leur ministre de tutelle, la cdH Marie-Martine Schyns, dans laquelle ils se plaignent de l'organisation du CEB, le Certificat d'études de base que doivent passer les élèves de 6e primaire, rapporte Le Soir jeudi. Les dates auxquelles l'épreuve doit être tenue font notamment l'objet de virulentes critiques. Christine Toumpsin, présidente du collège des directeurs de Bruxelles et du Brabant wallon, et Béatrice Barbier, présidente de l'association des directeurs de l'enseignement spécialisé fondamental catholique, qualifient ces dates, fixées aux 15-21 juin pour 2018, d'"insensées", "contre-productives sur le plan pédagogique et contraires aux principes de gratuité dans l'enseignement". Elles laissent en effet, d'une année à l'autre, une dizaine de jours blancs avant la fin du mois de juin.

"Comment justifier qu'il manque, en 6e primaire, 10 jours de travail pédagogique?", s'interrogent les représentants des écoles.

Les critiques visent aussi entre autres les consignes de sécurité autour de cet examen, "rédigées à la va-vite", "strictes et ridicules tant elles manquent de bon sens".

Dans une réaction au journal, le porte-parole de la ministre Marie-Martine Schyns souligne notamment que les dates du CEB "ne sont pas décidées par la ministre ou son chef de cabinet sur un coin de table" mais proviennent d'une proposition de la commission de pilotage.