Belgique

Béatrice dresse un portrait très élogieux de son ancien patron Benoît Cerexhe mais précise quand même que le ministre n’est pas parfait...

Benoît Cerexhe nous fixe rendez-vous au Fair Play, un bar situé à Etterbeek et l’un des QG du Ministre bruxellois de l’Emploi. Quand il n’enfile pas sa vareuse mauve au Parc Astrid, c’est ici qu’il vient regarder les matches de foot avec les copains pour supporter son équipe, le Sporting d’Anderlecht.

Le Ministre CDh a choisi Béatrice van Schendel pour complice. Ces deux-là ont partagé les bancs des auditoires de l’UCL quand ils étaient étudiants en droit. Leurs regards se sont sans doute croisés de nombreuses fois sur le campus mais ce n’est que des années plus tard qu’ils ont échangé leurs premiers mots…

Quelle est la genèse de votre rencontre ?

“C’était il y a 8 ans. J’étais journaliste à Télé Bruxelles et j’ai interviewé Benoît sur le dossier des vols de nuit. Je n’avais pas de carte de parti mais j’avais envie de changer d’orientation. Quand Benoît est devenu ministre, il a pensé à moi. J’ai quitté le journalisme et je suis devenue son attachée de presse pendant 5 ans.”

Qu’est ce qui vous a plu chez le patron ?

“Sa loyauté. Benoît est quelqu’un de très droit. Il a le sens de la détermination. C’est un hyperactif qui concrétise tous les projets qu’il met en route. Même quand il est sous pression, il garde son calme, sa capacité d’écoute et sa bonne humeur.”

L’homme parfait en somme…

“Non ! J’ai commencé par les fleurs mais il n’est pas parfait. Il est extrêmement impatient. Ça peut être énervant mais c’est indissociable du personnage ultra-actif qui bouge tout le temps.”

A-t-il de l’humour ?

“Beaucoup d’humour. On s’entend bien sur ce plan-là. Comme lui, j’aime beaucoup le second degré et je prends les choses avec philosophie et détachement. Benoît est un bon vivant. Il a gardé cette petite flamme qu’ont les enfants, cette capacité à s’émerveiller. C’est très rare de voir quelqu’un qui fait de la politique depuis aussi longtemps et qui a aucun moment n’est devenu cynique.”

Comment réagit-il face aux critiques ?

“Il est très sensible et très pudique. Il sera très affecté mais ne montrera rien.”

Qui sont ses meilleurs ennemis politiques ?

“Je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain… C’est quelqu’un de très sociable qui inspire la sympathie. Il a une aptitude à se faire des amis dans tous les partis politiques.”

Quels sont les caprices du ministre ?

“Il a un défaut horripilent : il ne laisse rien au hasard. Tout doit être décortiqué, analysé, construit. Il a un souci de l’excellence qui est agaçant car ça va trop dans le détail.”

On le sait très attaché à son fief : Bruxelles et plus particulièrement Woluwé-St-Pierre…Pour quelle autre ville son coeur bat-il ?

“Une partie de ses racines se trouve à Malmedy. C’est la ville de la famille Cerexhe. Son grand-père était bourgmestre de Malmedy. Avant son père, c’est lui qui a donné à Benoît le virus de la politique. Outre Malmedy, Benoît adore le soleil. Il part chaque année en Egypte entre Noël et Nouvel An pour recharger ses batteries. S’il devait partir à la retraite un jour, je pense qu’il pourrait partir vivre dans un pays chaud.”

Fait-il attention à son apparence physique ?

“Il adore les bonbons alors je ne pense pas qu’il fasse très attention à sa ligne mais par contre, il est élégant. Il aime la mode et les beaux vêtements. Il est sportif aussi.”

Benoît : “J’ai beaucoup joué au football et au tennis. Dès que j’ai un peu de temps, je prends mes baskets et je vais courir tout seul. La vie de ministre ne permet pas d’avoir beaucoup de temps pour soi. Il faut trouver un minimum d’équilibre. Je trouve le mien dans le sport.”

Quel autre métier le ministre de l’Emploi aurait-il rêvé d’exercer ?

“Je lui ai un jour posé la question et il m’a répondu du tac o tac : footballeur !”

En division 1 et au Sporting d’Anderlecht ?

Benoît : “Non, c’est déjà trop haut. Quand j’étais petit, je rêvais d’être ministre du football. Je suis devenu ministre, ce n’est déjà pas si mal. En revanche, pour le football, c’est foutu…”

Il a le sens de la mode… A-t-il aussi celui de la déco ?

Béatrice : “Chez lui, la décoration est un mixte entre le traditionnel et le moderne. Il aime réunir ses amis donc son intérieur est convivial et confortable. Il y a un vieux flipper et une impressionnante collection de verre à bières.”



© La Dernière Heure 2009