Belgique

La ministre de la Jeunesse et des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles Isabelle Simonis et le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt ont lancé mardi une campagne d'information et de sensibilisation sur les dangers de la prostitution étudiante. 

Pour lutter contre l'augmentation estimée de la prostitution étudiante ainsi que contre la banalisation de cette activité voire l'incitation à la débauche des étudiantes, les ministres lancent une campagne d'affichage sur les lieux d'enseignement du supérieur et à certains endroits fréquentés par les étudiants en Wallonie et à Bruxelles.

L'affiche montre une jeune fille en train d'étudier devant la fenêtre de son kot, illuminée comme une carrée de prostitution. Elle porte le message suivant: "Chaque année, plus de 6.000 étudiantes se prostituent. Des alternatives existent." Une partie du visuel de la campagne sera reconstitué ce mardi à la fenêtre de deux kots situés à proximité du campus de l'Université libre de Bruxelles.

Le site web www.stopprostitutionetudiante.be rassemble des informations sur la prostitution étudiante et propose une série de mécanismes d'aide et de soutien. Il rappelle notamment que 80% des personnes prostituées en Europe sont issues de réseaux criminels et que 70% d'entre elles ont des critères similaires de syndrome de stress post-traumatique que les victimes de torture. "Il est important de mettre les étudiantes et étudiants en garde contre les conséquences dévastatrices que peut avoir la prostitution sur leur santé et leur intégrité", estime Isabelle Simonis.

L'objectif de la campagne est de proposer aux jeunes des alternatives à la prostitution en les dirigeant vers différents services d'aide et de soutien au niveau financier, social ou encore médical. "Nous sommes déterminés à enrayer le phénomène et à permettre à tous les étudiants et étudiantes de vivre le plus sereinement possible leur parcours dans l'enseignement supérieur", ajoute M. Marcourt. "Les acteurs de l'enseignement supérieur et les services sociaux en général sont à la disposition de toute personne se trouvant dans une situation de précarité ou de fragilité".

Un colloque relatif à la prostitution étudiante sera organisé pour les professionnels du terrain le 9 février prochain à l'Université de Liège.