Belgique

Le Premier ministre Charles Michel s'est rendu samedi à la Foire agricole de Libramont, pour une visite décontractée, en famille, qui l'a vu déambuler plusieurs heures dans les allées du champ de Foire.

"Ce n'est pas encore les vacances mais il y a un parfum de vacances. C'est un très bel évènement familial à dimension internationale", a déclaré le Premier ministre, tout sourire, entre deux poignées de main, rappelant son attachement au monde agricole et son origine rurale, en Hesbaye. "Je suis ici en tant que papa, avec ma fille, mais aussi comme Premier ministre, avec aussi un message politique pour soutenir un évènement qui fait rayonner la Belgique à l'étranger et pour soutenir nos agriculteurs, confrontés à de nombreux défis. Il est important que des ministres soient présents aux côtés des agriculteurs", a ajouté Charles Michel, flanqué du ministre-président wallon, Willy Borsus, et de la ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block.

Le Premier ministre a pu parcourir tous les hauts-lieux de la Foire agricole, du stand consacré au cheval de trait ardennais, symbole de l'évènement ardennais, au ring de concours des "Blanc bleu belge", en passant par la "Ferme enchantée" ou l'espace de produits du terroir "Ardenne joyeuse". On a également vu Charles Michel planter un plant de céleri au stand consacré à la permaculture où répondre, entre deux "selfies", aux interpellations de quelques citoyens, dont un adolescent curieux d'en savoir davantage sur les métiers pénibles et les pensions.

Interrogé par des journalistes sur les menaces de la FGTB, qui entend combattre bec et ongles les récentes mesures socio-économiques du gouvernement, Charles Michel a appelé le syndicat socialiste "au sens des responsabilités" et à "ne pas prendre le pays en otage". Le Premier ministre a encore justifié les mesures prises visant in fine à lutter contre le chômage, arguant que la création d'emplois est la meilleure manière de rendre le pays "plus fort".

© N.L.

Willy Borsus entend mieux sécuriser les revenus agricoles

Un système d’assurances est à l’étude pour indemniser les agriculteurs dès que les pertes atteignent au moins 20 %

Le président de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) a profité hier de l’inauguration du stand de l’organisation syndicale à la Foire agricole de Libramont pour évoquer notamment les conditions climatiques extrêmes auxquelles sont confrontés les agriculteurs. Pour y faire face, l’organisation plaide pour l’instauration de nouveaux mécanismes d’assurance.

Les températures caniculaires qui règnent sur la Foire agricole de Libramont rappellent à quel point la sécheresse des dernières semaines impacte les productions agricoles. "Nos moissons, très en avance cette année, ont offert des rendements très variables en fonction des régions : des rendements qui ne sont excellents nulle part, et problématiques dans beaucoup d’endroits", a souligné le président de la FWA, Joseph Ponthier, lors de l’inauguration du stand de l’organisation syndicale.

Cette dernière plaide notamment pour la mise en place de mécanismes permettant aux agriculteurs de répondre à des épisodes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents. "Le Fonds des calamités est et doit rester un outil central de ce mécanisme de protection contre les catastrophes climatiques, mais il est important d’y ajouter des mécanismes qui permettront de sécuriser davantage les revenus agricoles qui en ont grand besoin", a poursuivi Joseph Ponthier. "La FWA travaille notamment sur un système d’assurances multirisques climatiques qui permettrait à l’agriculteur de s’assurer sur les principaux risques auxquels il est susceptible d’être confronté et de bénéficier d’une indemnisation dès lors que ses pertes atteindraient au moins 20 %."

Par ailleurs, Comeos a publié hier des chiffres encourageants sur la vente de produits belges dans les supermarchés. 91 % de la viande de bœuf, 92 % de la viande de veau et pas moins de 97 % de la viande de porc que proposent les supermarchés belges dans leurs rayons proviennent de producteurs belges. L’approvisionnement local s’élève à 84 % pour le lait et à plus de 76 % pour les œufs. Plus de 64 % des légumes vendus dans les supermarchés sont également cultivés en Belgique. Il s’agit de 55 % pour les pommes et même de 86 % pour les poires. Le secteur du commerce entend poursuivre sur cette voie.