Belgique

Charles Michel a insisté, le MR n'a pas encore reçu de propositions d'autres partis.

Le président du MR, Charles Michel, était l'invité de Baudouin Remy ce midi sur la RTBF. S'il n'a pas révélé la moindre piste pour la formation du futur gouvernement fédéral, il a néanmoins beaucoup critiqué le PS qui a constitué une majorité régionale avant de régler la question du gouvernement fédéral. « Le PS et le cdH ont perdu les élections. Ils ont trompé les électeurs. Au niveau du fédéral, c'est un acte grave. Ils ont joué un mauvais coup au pays tout entier. Cet acte posé est une récidive et renforce considérablement la position de la N-VA », dénonce-t-il.

A la question de savoir si le MR a été sollicité pour former une coalition au fédéral, Charles Michel a répondu: "Au moment où je vous parle, aucune proposition opérationnelle, concrète n'a été proposée au MR".

Ensuite, il s'est à nouveau tourné vers le PS et plus particulièrement le Premier ministre: «Le PS a posé un acte qui me fait penser au capitaine qui brûle le navire. Elio Di Rupo a fait un choix entre son intérêt personnel et celui du pays ».

Le PS répond avec force et indignation

Agressifs et injurieux! C'est la réponse du PS aux propos tenus par Charles Michel ce midi sur le plateau de la RTBF. "Que cela plaise ou non à Monsieur Michel, les faits sont là : le PS et le sp.a constituent ensemble la plus grande famille politique de notre pays. Le PS est de loin le premier parti politique en Wallonie, à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous avons gagné un siège au Parlement wallon et nous redevenons le premier parti à Bruxelles ! Ce résultat est la reconnaissance par les citoyens de la qualité du travail des ministres et parlementaires PS et leur soutien à un projet de société juste et solidaire", indique le parti socialiste dans un communiqué. "Le PS a été transparent et honnête pendant la campagne électorale : nous avons annoncé une nette préférence en faveur des gouvernements les plus progressistes possible. Nous tenons parole ! Les attaques du MR, qui remettent en cause la légitimité des choix de coalitions du PS, constituent une gifle pour notre démocratie", ajoute-t-il.