Belgique

Le Premier ministre Charles Michel a peu goûté l'appréciation portée par son prédécesseur Elio Di Rupo à l'encontre du gouvernement, requalifiant le slogan 'jobs, jobs, jobs' en 'misère, misère, misère'. "Ce type de propos émanant de quelqu'un qui a exercé les plus hautes responsabilités au sein du gouvernement ne renforce pas la crédibilité de leur auteur", a-t-il indiqué. Interrogé par des parlementaires de la majorité sur la situation socio-économique du pays, M. Michel a une nouvelle fois dressé le bilan de l'action de son gouvernement qui, a-t-il dit, a créé quelque 176.000 emplois et qui a vu quatre fois plus d'indépendants démarrer une activité, avec un effet positif sur la cohésion sociale.

Lors de ses voeux à la presse mercredi soir, le président du PS Elio Di Rupo avait dénoncé au contraire l'échec du gouvernement dans la création d'emplois au regard de la conjoncture favorable de la zone euro. "Ce n'est pas jobs jobs, jobs, c'est misère, misère, misère", a-t-il dit.

"Je me suis demandé s'il parlait de la situation de son propre parti ou de celle de la ville de Mons, sa commune", a répliqué jeudi M. Michel, ajoutant: "sous le gouvernement Di Rupo, ce sont 25.000 emplois privés qui ont disparu, misère, misère, misère, c'était vos choix".

Le ton est monté avec le chef de groupe PS Ahmed Laaouej. "Pour ce qui est de la crédibilité, voyez avec Francken", a-t-il lancé au chef du gouvernement, rappelant par ailleurs que le MR présidé par Charles Michel faisait partie de la coalition Di Rupo.