Belgique

Le Premier ministre, Charles Michel, est sorti de ses gonds mercredi en fin de journée face à Raoul Hedebouw (PTB). 

Il l'a taxé de populisme et l'a accusé de prôner une politique dont les effets réduiront la Belgique à l'état du Vénézuéla.

Le débat de politique générale devant la Chambre a régulièrement tourné autour de la qualité de l'emploi. Chiffres à l'appui, le premier ministre a démenti les affirmations selon lesquelles les emplois créés par le gouvernement seraient précaires. Le PTB a avancé d'autres chiffres, semblant contredire ces propos, et le ministre de l'Emploi des chiffres encore différents.

Aux yeux des communistes, la politique du gouvernement pousse les travailleurs vers la précarité par la multiplication de l'emploi à temps partiel ou de l'intérim.

Le travail intérimaire est un indicateur de la vitalité économique, a fait remarquer le premier ministre, et débouche souvent sur un emploi stable. Quant aux temps partiels, ils sont dans certains cas volontaires, reflétant un choix de vie.

"Vous êtes un populiste", a lâché M. Michel, excédé. "Votre bureau d'étude digne du Vénézuéla ne m'intéresse pas. Nous ne croyons pas un instant à vos recettes populistes qui mèneront à plus de pauvreté, où la question de la qualité de l'emploi ne se posera plus puisqu'il n'y aura tout simplement plus d'emploi".

Le PTB a appelé la population à ne pas se résigner à ce qui paraît une fatalité et à intervenir dans le débat public. A l'autre bout de l'échiquier politique, Aldo Carcaci (PP) a au contraire jugé que le gouvernement n'en faisait pas assez dans ses réformes.