Belgique De nombreux profils sont recherchés... même si 950 départs volontaires sont aussi au programme

Alors qu’un accord vient d’être trouvé entre partenaires sociaux et direction chez Carrefour, limitant les départs à 950 sur les 1.233 programmés lors de l’annonce du plan de transformation, certains clients ont été étonnés de constater, notamment au Carrefour d’Auderghem, qu’une annonce de recrutement était apposée sur les portes d’entrée.

"Oui, on engage chez Carrefour", confirme Baptiste van Outryve, porte-parole du groupe. "Indépendamment du plan de transformation, nous sommes constamment à la recherche de certains profils comme des bouchers, des boulangers ou des pâtissiers. Et il ne s’agit pas de trouver des remplaçants aux départs volontaires. D’ailleurs, les profils que nous recherchons sont exclus du programme de départs volontaires."

Carrefour tient aussi à rassurer le personnel et les partenaires sociaux. "Il n’est absolument pas question de remplacer des personnes plus âgées par des plus jeunes ou d’inciter certains membres du personnel à quitter l’entreprise via le plan de départs volontaires pour, ensuite, engager du personnel moins coûteux. De même, les nouveaux engagés le seront aux mêmes conditions que ceux qui travaillent actuellement pour l’entreprise. Il n’entre pas dans nos intentions de proposer des conditions moins attractives ou des conventions différentes."

Parmi les autres fonctions recherchées chez Carrefour, du personnel qualifié pour la gestion des big data ou des spécialistes en marketing. "Avec l’évolution et la transformation des métiers, nous avons constamment besoins de nouveaux profils. Nous essayons toujours de former au maximum le personnel au sein de l’entreprise, mais cela n’est pas toujours possible. C’est notamment le cas pour les bouchers ou d’autres professions qui doivent faire l’objet d’un véritable cursus, d’un diplôme et d’un accès à la profession."

Dans le cadre de son plan de transformation, Carrefour rappelle aussi "que notre volonté a toujours été de limiter au minimum l’impact sur le personnel. C’est ce que nous avons fait en évitant, par exemple, les licenciements secs."