Belgique Trois mois après son lancement, la carte UGC Unlimited rencontre un beau succès

BRUXELLES Qualifiée de «succès commercial» par le directeur général d'UGC Belgique, André Harvie, la carte UGC Unlimited offre, pour un forfait de 14,90 euros par mois et 30 euros de frais d'activation, un accès illimité aux 56 salles du groupe en Belgique.

En trois mois d'existence, la formule, qui existait déjà en France et en Grande-Bretagne, a déjà attiré près de 7.000 abonnés à travers le pays, soit «plus que les meilleures prévisions». Les meilleurs points de vente sont le site de la place De Brouckère, à Bruxelles, et celui de Louvain-la-Neuve.

Quant au profil de l'abonné, il s'agit principalement de «jeunes entre 20 et 25 ans et des cinéphiles, surtout ceux qui ont du temps à leur disposition. On dénombre également plus d'hommes que de femmes». Si le succès est plus important qu'escompté, il faut toutefois relativiser, indique-t-on au cabinet du ministre fédéral de l'Economie, Charles Picqué. «Il s'agit d'un phénomène mineur par rapport au nombre total de spectateurs». D'autant plus que l'UGC ne représente que 15 % des parts de marché environ en Belgique, contre plus de 50 % pour son principal concurrent, le groupe Kinepolis.

Bien que lancée avec l'objectif d'inverser la tendance à la baisse de la fréquentation des salles dans notre pays, la carte avait soulevé l'ire des petits distributeurs et des salles indépendantes qui craignaient pour leur survie.

Finalement, de tables rondes en réunions sous l'égide de M. Picqué, les principaux acteurs du secteur sont parvenus à un accord. «Les principaux protagonistes sont plutôt favorables à la création d'une carte universelle, mais limitée à certaines zones de chalandise. Elle donnerait accès à toutes les salles se trouvant dans un certain rayon. Les différents exploitants partageraient bien entendu les frais et les bénéfices inhérents à la carte», précise Xavier Lepoivre, conseiller au cabinet.

L'objectif? «Protéger les petits cinémas contre des pratiques commerciales qui risquent de déstabiliser tout le secteur.»

© La Dernière Heure 2003