Belgique

Le député européen Claude Rolin, membre du cdH, condamne dans un entretien à paraître dans Le Vif vendredi l'opération lancée le 19 juin dernier par le président de son parti, Benoît Lutgen. S'il n'entend pas quitter la formation centriste, il souhaite toutefois lancer une "alternative progressiste" avec des socialistes, des écologistes et des humanistes que le virage à droite du cdH indispose. "Je suis, c'est clair, en désaccord avec la décision qui a été prise", affirme Claude Rolin, dénonçant un cdH désormais "collé à la Super Glue au MR", une situation qui lui semble "figée pour quelques mois, voire quelques années".

"J'ai signifié, au lendemain de cette décision du 19 juin, que je suspendais ma participation à toutes les instances, pour prendre le temps de réfléchir à cette situation très négative", affirme l'eurodéputé.

L'ancien leader syndical (CSC) dresse un parallèle avec sa situation au Parlement européen. "Je siège dans un groupe de centre-droit, le PPE. Mais je travaille en permanence à construire des compromis entre des chrétiens sociaux, des socialistes, des écologistes, voire certains libéraux." Il envisage donc un travail similaire à l'échelon belge, et parle d'alternative progressiste.

"Ma priorité personnelle, tout en restant au cdH, c'est d'aider à des rapprochements entre toute une série de personnes qui viennent d'organisations différentes. Des démocrates-chrétiens, des socialistes, des écologistes, qui ne sont pas satisfaits de l'offre politique actuelle."