Comment réagir si cela arrive

F. Sc. Publié le - Mis à jour le

Belgique

À la naissance de leur enfant handicapé, les parents ne penseraient pas à aller en justice mais d’abord à leur avenir

BRUXELLES D’après l’Association nationale d’aide aux handicapés mentaux, l’avis “ne sera sûrement pas unanime du côté des parents que nous soutenons quant à cette première décision de justice”.

En effet, quand on voit qu’en France l’arrêt Perruche a provoqué des réactions très acerbes, en Belgique ce sera peut-être également le cas.

De nombreux parents pourraient aussi se rendre compte qu’ils ont été lésés et en appeler à la justice. Du côté de l’ASBL, on souligne “qu’à la naissance, même si les géniteurs n’ont pas été prévenus de la malformation ou du retard par l’hôpital, ils ne pensent pas à aller en justice et récupérer de l’argent. La place est plutôt au questionnement”.

Désemparés à la naissance, ceux-ci se sont toujours dit : “Cela arrive aux autres, pas à moi.”

Viennent alors les questions : que va-t-il advenir du nourrisson, que faire en tant que parents pour l’intégrer correctement dans la vie de tous les jours, etc. Des conseils que l’ANAHM donne volontiers.

Les estimations sur le nombre de handicapés en Belgique varient par rapport à d’autres pays “où l’espérance de vie des handicapés est plus limitée. À présent, les maltraitances et le désintérêt par rapport à ces personnes ont diminué, ce qui a permis une durée de vie presque égale à la moyenne”.

L’arrêt Perruche ne traitait pas d’une simple réparation d’un préjudice : ce sont les graves carences au niveau du soutien des handicapés, les difficultés pour les parents d’accéder aux allocations – “ils doivent s’adresser à près de quatre niveaux de pouvoir différents en Belgique” – qu’il faut dénoncer.

Ces difficultés multiples entraînent trop souvent des situations dramatiques…

© La Dernière Heure 2010

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