Belgique Les retards sont nombreux: la faute aux conditions météo et à certains problèmes techniques, pas au nouveau plan de transport.

Ce 10 décembre, le nouveau plan de transport de la SNCB est entré en vigueur. Ce plan de transport, avec une "offre élargie" aux navetteurs, a été mis en place au moment où la neige et la pluie ont semé le chaos sur les routes. "Nous recevons des réactions de toutes parts", constate Gianni Tabbone, président et porte-parole de navetteurs.be. "C’est parfois lié au nouveau plan de transport. Mais c’est surtout lié à des pannes de matériel et aux intempéries". Le nombre de retards sur les écrans interpelle. "Les usagers sont à cran. On en vient à se réjouir d’arriver à l’heure, tellement les retards sont courants. Les chiffres sont très mauvais. C’est le pire mois de l’année. Par rapport à l’an dernier, on est sensiblement au même niveau : les chiffres ne sont pas très bons pour novembre et décembre, même si le mois n’est pas fini. C’est une tendance saisonnière."

Un retard de 195 minutes a été enregistré en début de semaine entre Bruxelles et Liège. Des retards allant de 5 à 31 minutes ont été constatés sur de nombreuses lignes durant la semaine. "Nous avons rencontré quelques petites difficultés ces derniers jours et cela est lié aux conditions climatiques", reconnaît Thierry Ney, porte-parole de la SNCB.

Les conditions météo sont doublement responsables. D’une part, parce que les feuilles mortes déposent un film gras sur les rails, de fortes chutes de neige peuvent bloquer les aiguillages et des pluies torrentielles bloquer un train, nous explique-t-on du côté d’Infrabel et de la SNCB.

D’autre part, parce que les intempéries bloquent les travailleurs de l’entreprise de transport de voyageurs. "Les employés de la SNCB doivent anticiper les conditions climatiques pour commencer leur service à temps. S’il y a des difficultés sur le rail, il y a des difficultés sur la route aus si. C’est un effet boule de neige ", poursuit Thierry Ney.

D’autres problèmes sont épinglés : problèmes de causes tierces, problèmes de matériel et d’infrastructures, présence de personnes sur la voie…

Du côté d’Infrabel, le gestionnaire du réseau, on est conscient des retards. On refuse cependant de jeter l’opprobre sur la signalisation. "Les tweets de la SNCB font état de 20,3 % de problèmes liés à la signalisation", analyse Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel. "Or, dans les faits, seuls 12,9 % des dérangements sont imputés à la signalisation." Arnaud Reymann, porte-parole d’Infrabel, souligne : "La signalisation est loin d’être la première des causes de retard. Il y a, en première position, les causes tierces, comme la météo. Puis la SNCB et, enfin, Infrabel."