Belgique

Elèves privés de cours, mauvaise interprétation, voire non-application des prescrits légaux: un collectif de professeurs de morale et religion a dénoncé lundi le "chaos" provoqué, selon lui, par l'extension du cours de philosophie et de citoyenneté (CPC) à tout le secondaire officiel cette année.

Dans une lettre ouverte adressée aux ministres de l'Education Marie-Martine Schyns et de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt, le Collectif de professeurs de religions, morale et de philosophie et citoyenneté (Corme) pointe les "problèmes sérieux" générés par la réforme dont elle avait -en vain- demandé le report d'un an en juin dernier.

Selon ce collectif qui dit représenter plusieurs centaines de profs dans toute la Fédération, certains élèves de secondaire n'auront en réalité pas cours de CPC avant la fin de ce mois de septembre, alors que celui-ci aurait dû commencer dès la reprise des cours, début septembre.

Le Corme affirme aussi que les directions et les pouvoirs organisateurs ont pris certaines latitudes avec l'interprétation des textes légaux balisant la mise en oeuvre du nouveau cours. Ainsi, de nombreux profs seraient privés des crédits de formation auxquels ils ont pourtant droit pour se mettre à niveau pour le nouveau cours.

Les règles de priorité pour la désignation des enseignants chargés de donner le nouveau cours ne seraient en outre pas toujours respectées, etc.

Selon le Corme, cette situation entraîne un "niveau de stress énorme et intolérable" pour beaucoup d'enseignants concernés.

Certains profs de morale, religion et CPC auraient même décidé de lancer une "grève des stages". Ils n'accepteront ainsi plus aucun stagiaire "tant que certaines demandes n'auront été rencontrées par les ministères concernés", rapporte le Corme qui soutient le mouvement.