Belgique

A la veille du vote attendu mardi après-midi en plénière, le collectif des professeurs de morale et religions (Corme) appelle dans une lettre ouverte publiée lundi l'ensemble des députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles à ne pas approuver l'extension du cours de philosophie et citoyenneté (CPC) à tout le secondaire officiel dès septembre prochain.

Si le texte, approuvé en commission il y a quinze jours, est validé par la plénière, le Corme annonce déjà qu'il saisira la Cour constitutionnelle pour invalider le texte.

Vu les remous provoqués par le nouveau cours introduit dans le primaire l'an dernier, le collectif juge l'extension programmée vers le secondaire "prématurée" tant qu'une évaluation n'a pas été menée dans le primaire.

Selon le Corme qui avait été entendu par les députés il y a quinze jours, la réforme a "grandement compliqué l'organisation dans l'ensemble des établissements" primaires, mais aussi généré pas mal de burn-out et dépressions chez les enseignants.

De plus, valider l'extension d'une réforme dont l'application dans le primaire est toujours sous le coup de recours devant la Cour constitutionnelle n'a pas de sens, juge-t-il.

"Il serait dès lors plus sage et plus raisonnable d'attendre que la Cour se prononce sur ces recours avant d'instaurer -à nouveau- le chaos dans les écoles, car si la Cour Constitutionnelle devait se prononcer en notre faveur, cela ne créerait qu'un inextricable imbroglio", note le collectif dans sa lettre ouverte.

Une situation qui, poursuit-il, pourrait se révéler d'autant plus problématique vu la situation politique instable actuelle, après le divorce entre partenaire PS et cdH dans les entités francophones.