Belgique 10 pilotes de cyclomoteur ont perdu la vie en 2016. Du jamais vu sur ces 5 dernières années.

Depuis ce lundi, tous les cyclomoteurs qui circulent en Belgique doivent impérativement être immatriculés. Car si la vitesse de ces deux-roues (mobylettes ou scooters) n’est pas censée dépasser les 45 km/h, ils ne sont pas pour autant sans risques.

Ainsi, 10 cyclomoteuristes ont perdu la vie en 2016, selon l’AWSR. C’est 3 de plus que l’année précédente. Jamais, ces 5 dernières années, le nombre de tués en scooter ou mobylette n’avait été si élevé.

Sans surprise, ce sont les jeunes de 16 à 24 ans qui sont les plus largement représentés dans les accidents de cyclomoteurs en tant que conducteurs . I l s représentent 45 % de l’ensemble des conducteurs de cyclomoteur impliqués dans des accidents et 44 % des passagers .

Paradoxalement, le nombre d’accidents avec blessés de cyclomoteurs est en baisse de 5,1 %, passant de 847 à 804 en un an.

Mais si les accidents sont moins nombreux, leur gravité a considérablement augmenté, passant d’un indice de 8,3 en 2015 à 12,4 en 2016.

Comment expliquer cette hausse ? "Ce sont souvent des jeunes qui conduisent ce type de véhicules. Ils sont encore adolescents et ont tendance à prendre plus de risques, à repousser leurs limites. Ils sont également inexpérimentés et il s’agit de leur première expérience de conduite d’un véhicule motorisé", analyse Belinda Demattia, porte-parole de l’AWSR. "De plus, nous savons que la plupart des cyclomoteurs sont débridés. Certains peuvent même atteindre des vitesses de plus de 100km/h ! Or, le véhicule, son poids, ses freins, n’a pas du tout été conçu pour rouler à cette vitesse. Les autres usagers ne s’attendent pas à ce qu’il se déplace aussi rapidement."

Le fait de ne pas porter le casque aggrave également fortement les conséquences des accidents. De trop nombreux jeunes négligent encore de le porter.