Belgique Le ministre wallon dit qu'il aurait voulu être chanteur et avoir réussi à rester 40 jours sans boire

BRUXELLES Ange ou démon du PS, Michel Daerden ne manque pas de détracteurs mais aussi de partisans.

Alors qu'il a fait l'actualité sur le net (youtube.com) avec trois vidéos marquantes pendant la semaine, il a remis le couvert ce week-end sur les plateaux de RTL et de la RTBF, avec quelques nouvelles phrases étonnantes : "C'est vrai, j'aurais pu être un artiste. Je rêvais d'être chanteur mais je m'y retrouvais mieux dans les chiffres. C'est la vie. Daerden, c'est un peu le Gainsbourg de la politique".

Comme il l'avait souligné dans nos colonnes, il reste étonné de cette attention médiatique : "Je suis un être atypique et controversé. Je suis assez d'accord lorsqu'on dit que Daerden est un alchimiste de la communication".

Calculez-vous votre communication, lui demande-t-on ? "Je veux avant tout rester moi-même. Pas de calcul en la matière."

Avait-il bu plus que de coutume le soir des élections ? "Pas plus que d'habitude. Depuis une vingtaine d'années, périodiquement, les gens imaginent que je suis saoul. Mais sous des dehors bon enfant, un débit un peu lent, des gestes un peu gauches, croyez-moi : la réflexion est toujours là. C'est vrai que je suis plus lent... mais c'est le cas depuis mes premières années d'école où mes maîtres me contraignirent à écrire du côté droit alors que j'étais gaucher. Je suis un gaucher contrarié."

Elio Di Rupo peut-il accepter qu'on parle d'un ministre wallon en ces termes ? "Le président du PS a toujours pu compter sur moi. J'effectue les réformes qu'il demande. Je suis conscient que nous devons évoluer constamment en politique. Il sait qu'il peut compter sur moi. Je l'ai montré en ouvrant le collège à Ans."

Et la fin politique d'Anselme ? "C'est mon ami de 30 ans. S'il y a un problème, la justice tranchera."

Est-il possible pour Michel Daerden de ne plus toucher à la vigne ? "Avec modération. Je suis resté 40 jours sans rien boire. Je ne sortais plus. Ce n'était pas une vie." À noter que c'est à ce moment-là que le ministre avait annoncé dans la DH sa volonté de lancer une vignette autoroutière en Belgique.

Et le budget wallon, fédéral et de la Communauté française ? Michel Daerden y a veillé tout le week-end à la recherche des millions d'euros demandés par le fédéral. "Ce n'est pas parce que j'ai l'air de m'assoupir et que je ferme les yeux un peu que je ne peux pas négocier au mieux."



© La Dernière Heure 2006