Belgique

En 2017, Infrabel, le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires a comptabilisé 807 cas de « trespassing », soit la présence illicite de personnes sur les voies ferrées. Ce chiffre est en hausse de 16% par rapport à l’année précédente.

Pour gagner quelques minutes, ils risquent leur vie. Chaque jour, des piétons n'hésitent pas à longer les voies ferrées pour se rendre à leur gare ou leur parking afin d'éviter quelques minutes de marche.
Et 2017 fût l'année record du « trespassing ». Dans son communiqué de presse, Infrabel annonce que « 807 cas ont été répertoriés en 2017 causant 7 morts et plus de 6 heures de retard chaque jour ». C'est 16% de plus qu'en 2016 (679 cas signalés) et peut-être plus interpellant, ces traversées illicites sont presque deux fois plus nombreuses qu'en 2012. Ces agissements ont aussi une répercussion sur le trafic ferroviaire. Au total, ils ont occasionné 140.312 minutes de retard sur le réseau, soit une moyenne de six heures par jour. Il faut savoir que quand une personne est signalée aux abords ou sur une voie, une alerte est déclenchée et immobilise alors l'ensemble du trafic ferroviaire sur plusieurs kilomètres à la ronde.

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Source : Infrabel.

C’est donc la première fois qu’Infrabel enregistre autant de signalements d’individus s’aventurant sur les voies ou à proximité, et ce malgré les multiples campagnes de sensibilisation visant à prévenir ce type de comportement. Le gestionnaire des infrastructures belges déploie « chaque année des efforts importants en matière de prévention : placement de panneaux d’interdiction et de clôtures, surveillance par caméras ou encore installation de matelas « anti-trespassing » (9 sites supplémentaires équipés en 2017) » précise le communiqué. 


Quel est le profil des victimes ?

La plupart des victimes sont des jeunes qui, peut-être plus que d’autres, banalisent le risque notamment en sous-estimant la vitesse des trains. L'étude réalisée par Infrabel, révèle que les auteurs de ces faits sont majoritairement des hommes, âgés entre 18 et 34 ans. Ils sont aussi, le plus souvent, usagers du rail et résident à proximité du domaine ferroviaire. La motivation première reste de « gagner du temps » en prenant le chemin le plus court (à 46%) et la deuxième motivation serait celle de se rendre à un lieu précis pour se regrouper (à 20%).
Infrabel a recensé 53 lieux (des « Hotspots ») sur le réseau ferroviaire belge qui rassemblent le plus souvent ces faits. Les gares en sont le théâtre régulier : 29 ont été recensés, principalement au niveau du passage d’un quai à l’autre ou d’un parking vers les quais, 17 ont lieu sur le réseau (en pleine voie) et 7 à hauteur des différents passages à niveau. La plupart de ces "hotspots" se situent en région de Bruxelles-Capitale (13) puis vient la Flandre (8) et le Hainaut (7).