Belgique Cela irait, en dernier recours, jusqu'à la suppression des allocations familiales

BRUXELLES La ministre de l'Aide à la jeunesse en Communauté française Catherine Fonck propose de supprimer les allocations familiales des parents dont les enfants sont des adeptes de l'école buissonnière. La ministre a indiqué cela lundi sur La Première (RTBF) à l'occasion d'un débat sur le meurtre de Joe Van Holsbeeck. La mesure serait prise en dernier recours.

Interrogée sur la question de savoir s'il fallait supprimer les allocations familiales aux parents qui ne prennent pas leurs responsabilités dans le cadre de l'obligation scolaire, Catherine Fonck a soulevé l'opportunité de "sanctions sur le plan financier".

La Communauté française se penche sur la mise en place d'outils pour lutter contre le décrochage scolaire, a précisé à l'agence Belga le cabinet de la ministre cdH. L'idée est, dans une première phase, d'encourager les parents, sur base volontaire. Une deuxième phase consisterait à forcer les parents. En dernier recours, en cas de constat de non réaction des parents, la ministre proposerait de sanctionner ces derniers. "Et pourquoi pas une sanction financière qui pourrait être la suppression des allocations familiales", précise le cabinet de la ministre qui rappelle toutefois que ce domaine n'est pas de la compétence de la Communauté. Il y a cependant lieu de bien étudier ce type de mesure qui pourrait entraîner une précarisation de certaines familles, indique-t-on encore.

On estime à 3.000 par an le nombre d'élèves en décrochage scolaire, dit encore le cabinet de la ministre Fonck. En Flandre, on en compterait 4.000.