Belgique Le parti amarante réclame toujours près de 800.000 euros au MR. Le contentieux financier dure depuis le divorce de 2011

Depuis que Défi a quitté le MR, en 2011, un conflit financier d’envergure se joue devant les tribunaux entre les deux partis. Défi avait réclamé sa part de dotation publique après le divorce entre les deux formations politiques. Dans la requête d’appel déposée par Défi le 18 juin 2014, le montant réclamé par le parti amarante atteignait 793.259, 20 euros. Les intérêts ont fait grimper cette somme depuis.

"Nous avions gagné en première instance contre les libéraux", commente le trésorier de Défi, Michel Colson. "Mais le MR a fait appel. D’après nos informations, un nouveau rendez-vous devant la cour d’appel de Mons est prévu pour… mars 2021."

Pour un parti dont le budget annuel avoisine le 1,1 million d’euros, cela représente un sacré paquet d’argent, particulièrement utile en cette longue période électorale (communales et régionales). Défi ne pourra donc pas profiter de cet argent. Et devra emprunter de l’argent aux banques. "Bien sûr que cela a un impact négatif sur notre campagne", poursuit Michel Colson. "Je ne nie pas que la proximité des élections communales et régionales risque de nous obliger à passer par l’emprunt. Nous sommes sûrement le seul parti à être obligé d’emprunter."

Plus largement, le trésorier du parti amarante plaide pour une réforme de la loi sur le financement des partis. "J’estime que cette loi est trop généreuse avec les grands partis. Quand vous voyez que la N-VA fait des placements immobiliers avec de l’argent public, c’est qu’il y a un problème. Il n’est pas normal qu’un parti comme le nôtre doive racler les fonds de tiroirs et que la formation politique la plus importante du pays thésaurise de cette façon."

Défi espère une autre rentrée d’argent, "celle que la Chambre refuse de nous verser pour les voies obtenues dans les communes sans facilités".