Belgique Cela n'a échappé à aucun navetteur : depuis lundi, les problèmes en tout genre s'accumulent sur le rail en Belgique. Qu'il s'agisse de soucis avec la signalisation, l'alimentation électrique, de pannes de locomotive, de dérangements de passages à niveau et d'aiguillage, de travaux urgents, de conducteur malade, de personnes sur les voies et même de ce que la SNCB appelle pudiquement des heurts de personnes, les voyageurs n'ont pas été épargnés. Ces incidents ont causé, particulièrement en fin de journée et en soirée, une multitude de retards très importants, voire carrément des suppressions de train.

Alors, simple malheureux concours de circonstances ou bien responsabilité des gestionnaires du réseau ? Du côté de la SNCB, on évoque "des raisons multiples et variées" à ces incidents en chaîne, citant le colis suspect trouvé en gare de Gand mercredi et une tentative de suicide mardi en gare de Schaerbeek. Le porte-parole Thierry Ney souligne que, globalement sur le rail, les causes tiers (personnes le long des voies, alertes à la bombe, suicides etc.) "sont en forte augmentation". Et il nous renvoie vers Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire.

Frédéric Sacré, son porte-parole, indique qu'Infrabel a répertorié 27 incidents lundi, 48 mardi, 68 mercredi et 41 jeudi (à 16h30) "mais dont certains n'ont pas eu d'impact sur le trafic". Il n'est pas capable de dire si ce score est élevé ou non, par rapport à une moyenne générale. Le porte-parole insiste particulièrement sur la coupure de l’alimentation électrique survenue mercredi après-midi entre Huy et Flémalle qui a eu "d'énormes conséquences sur le trafic". "Lors de travaux confiés à un sous-traitant, des câbles électriques enterrés ont été déterrés et laissés en plein soleil alors qu'il faisait 32°. Ils ont donc été endommagés", explique Frédéric Sacré. "Quand nous comptabilisons plus de 1000 minutes de retards cumulés à cause d'un seul incident, nous organisons une réunion en interne pour voir comment nous pouvons améliorer les choses. Et ce sera le cas pour l'incident de Flémalle."
 
Pour le reste des problèmes survenus cette semaine, "cela peut être structurel ou la faute à pas de chance", dit-il. "Pour les objectiver, il faudra attendre les chiffres de ponctualité du mois de mai, que nous aurons à la mi-juin."

On n'en saura pas plus, de la part de la SNCB et d'Infrabel, sur les éventuelles causes profondes de cette incroyable accumulation de pépins sur le rail belge (on pense ici au nombre élevé de problèmes de signalisation).
Les navetteurs dont les trains ont accusé plus d'une heure de retard seront indemnisés à 100%. Les autres devront avoir cumulé minimum 10 ou 20 retards d'au moins 15 minutes sur une période de six mois pour pouvoir prétendre à un remboursement partiel.