Belgique La ministre wallonne de l’Emploi Éliane Tillieux (PS) a présenté jeudi les nouveaux noms des aides à l’emploi.

La plus grande partie de la réforme des aides wallonnes à l’emploi entrera en vigueur le 1er juillet prochain. La ministre de l’Emploi Éliane Tillieux (PS) a présenté jeudi à la presse les nouveaux noms de ces aides, ainsi qu’un calculateur en ligne. Ce chantier, sur lequel le gouvernement wallon et les partenaires sociaux s’étaient accordés au terme de plusieurs mois de négociations, vise notamment à réduire le nombre d’incitants financiers dont le nombre (près de 40) et la complexité pouvaient rebuter les employeurs et les demandeurs d’emploi.

L’enveloppe budgétaire globale reste inchangée, s’élevant toujours à près de 1,6 milliard d’euros. Cinq des aides sont rebaptisées impulsions. Trois d’entre elles visent les moins de 25 ans, les demandeurs d’emploi de longue durée (plus de 12 mois) et les demandeurs d’emploi ou travailleurs de plus de 55 ans. Une quatrième recouvre le contrat d’insertion, qui offre une allocation de 700€ par mois au demandeur d’emploi de moins de 25 ans qui s’engage dans une première expérience professionnelle après 18 mois infructueux. Ces quatre impulsions entreront en vigueur le 1er juillet prochain. La cinquième aide impulsion , qui s’adressera à tout demandeur d’emploi sous forme de prime régionale, en réponse à des besoins prioritaires fixés par le gouvernement, entrera en vigueur au plus tôt fin 2017.

Un calculateur en ligne permettra au demandeur d’emploi de vérifier sur le site du Forem s’il satisfait aux conditions des nouvelles aides à l’emploi, et à l’employeur de vérifier à tout moment la situation d’un demandeur d’emploi ou d’un employé qui en bénéficie.

D’autres aides existantes telles que Sesam (micro ou petites et moyennes entreprises), Sine (entreprises à finalité sociale), articles 60 et 61 (emplois via le CPAS), petite enfance et artistes, sont, elles, préservées. Quant aux emplois APE (aides à la promotion de l’emploi) existants, ils seront pérennisés dans le système "garantie emploi", qui supprime la précarité des subventions grâce à des paiements anticipés.