Des élus MR ont lancé un comité de soutien en Belgique pour la réélection Nicolas Sarkozy

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Belgique

"Nicolas Sarkozy est en position de challenger. C'est pour ça qu'on fait un comité de soutien", a déclaré Alain Destexhe

BRUXELLES Plusieurs élus MR ont lancé lundi un comité de soutien au président français Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession lors des élections présidentielles françaises des 22 avril et 6 mai prochains. "La victoire d'une gauche conservatrice serait un mauvais signal pour les pays voisins, y compris le nôtre. La Belgique souffre en effet depuis longtemps de problèmes structurels comparables à ceux de la France", soulignent lundi les initiateurs, parmi lesquels le député Alain Destexhe, le chef de groupe MR à la Chambre Daniel Bacquelaine, ou encore le député Denis Ducarme.

Selon eux, ce comité, essentiellement via Facebook, a pour objectif de "convaincre les ressortissants français résidant sur notre territoire de voter pour le président sortant, (...) seul candidat à même de maintenir le cap de réformes nécessaires à la pérennisation du modèle européen de protection sociale".

Ces élus MR ne cachent toutefois pas le fait qu'ils entendent aussi tirer parti de la campagne électorale française "pour sensibiliser les Belges aux grands enjeux que nous partageons des deux côtés de la frontière".

Dans une perspective européenne, cette prise de position d'élus MR a toutefois de quoi étonner quelque peu.

Le MR fait en effet théoriquement partie de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE), formation paneuropéenne à laquelle appartient pour la France, non pas l'UMP de Nicolas Sarkozy, mais le... Modem de François Bayrou, lui aussi candidat à la magistrature suprême française.

Interrogé lundi sur cette apparente contradiction, Alain Destexhe, coordinateur du comité de soutien à Nicolas Sarkozy, relativisait la chose, estimant "qu'il y a un peu de tout" et "beaucoup de contradictions" au sein de la formation libérale européenne.

M. Destexhe n'a d'ailleurs pas souhaité livrer lundi de "déclarations publiques" sur M. Bayrou. Il a également souligné le fait que ce comité de soutien au président français sortant n'était pas "la position officielle du MR", mais seulement celle de certains de ses membres.

"Nicolas Sarkozy est en position de challenger", analyse M. Destexhe. "C'est pour ça qu'on fait un comité de soutien. S'il faisait la course en tête, il n'en aurait pas.

© La Dernière Heure 2012

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