Des militants de Greenpeace dénoncent Electrabel et la "mafia du nucléaire"

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Belgique

"Greenpeace invite le Premier ministre Di Rupo à respecter sans ambiguïté la loi de sortie du nucléaire et à ne pas céder au chantage d'Electrabel"

BRUXELLES Une quinzaine de militants de Greenpeace occupent depuis mercredi matin l'entrée du siège social d'Electrabel à Bruxelles.

Se présentant comme des militants du PS, ils annoncent la fin de la mainmise de la "mafia nucléaire" sur les dirigeants politiques belges. Leur objectif est d'inciter le Premier ministre Di Rupo à respecter le calendrier de la loi de sortie du nucléaire et à tourner le dos à ce dernier d'ici le 21 juillet prochain. Cinq militants de Greenpeace ont escaladé la façade sur siège social d'Electrabel et y ont suspendu une banderole rouge annonçant "la mafia du nucléaire et nous, c'est fini". La quinzaine de militants de Greenpeace, vêtus des couleurs du PS, comptent rester devant l'établissement jusqu'en début d'après-midi.

"Nous voulons que le PS confirme la loi de sortie du nucléaire et la fermeture d'ici 2015 des trois plus vieux réacteurs nucléaires de Belgique. Cela fait trente ans qu'Electrabel a le monopole de l'énergie belge et dicte la politique énergétique belge", a indiqué Arnaud Collignon, responsable de la campagne nucléaire de Greenpeace.

"Pour nous, Electrabel agit en véritable mafia du nucléaire, au point de créer artificiellement des déficits d'approvisionnement afin de prolonger les centrales nucléaires, qui sont pour elle de véritables poules aux oeufs d'or. Or, garder les centrales ouvertes est néfaste pour l'avenir énergétique de notre pays."

© La Dernière Heure 2012

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