Belgique

Ces mesures ont été prises alors que le président du PS était Premier ministre. "Il s'agit d'une demande 100% libérale", se défend Elio Di Rupo.

Le président du PS Elio Di Rupo a appelé mardi matin à revenir sur l'exclusion du chômage de dizaines de milliers de personnes, principalement des femmes et des jeunes, une "demande 100% libérale" qu'il assume mais regrette. C'est ce qu'a indiqué l'ancien Premier ministre au micro de Matin Première. "Il s'agit d'une demande 100% libérale prise lors des négociations gouvernementales, à l'issue d'une grave crise où le pays allait à vau-l'eau, il fallait stabiliser le pays", a expliqué Elio Di Rupo, rappelant que le Premier ministre actuel, Charles Michel, était au tour de la table, en tant que président du MR, lorsque le compromis a été conclu.

"C'est une mauvaise mesure que je regrette, j'ai le coeur qui saigne quand je pense à ces femmes et ces jeunes qui vont être exclus", a-t-il enchaîné. L'ancien Premier ministre estime que la mesure, visant à limiter à trois ans les allocations d'insertion, n'a pas atteint ses objectifs. "Nous étions convaincus que ça permettrait aux jeunes de trouver un emploi, il faut avoir le courage de reconnaître que c'est une erreur", a commenté M. Di Rupo.

Le président du PS demande "par humanité de changer la mesure". Si le gouvernement le fait, il obtiendra le soutien du PS, a-t-il assuré. Elio Di Rupo a par ailleurs réfuté que son parti soit "dans une bataille de personnes". "Nous combattons des idées", a-t-il souligné.