Belgique Didier Deweerdt (ProDef) craint que les syndicats ne lâchent prise dans la négociation de la réforme des pensions.

Le plan de réforme des pensions des militaires n’a pas fini de susciter l’inquiétude au sein de la Défense. La récente manifestation (15 novembre) aura d’ailleurs eu pour principal mérite de mobiliser les troupes (10.000 militaires dans les rues selon les syndicats), réunies sous un front commun qui ne rassure cependant pas du côté de ProDef, syndicat corporatiste récemment créé.

"Nous craignons en effet que les négociations qui seront menées prochainement ne soient que la réplique de ce qui s’est passé en 2012", témoigne Didier Deweerdt, officier de la Marine et président du syndicat. "Lors des accords de 2009-2012, les syndicats avaient négocié, mais visiblement très mal car on doit en assumer les conséquences aujourd’hui. La preuve, c’est que les policiers ont eux aussi négocié et que le départ à la retraite peut s’y effectuer à 59 ans. Et même s’ils vont aussi passer au régime de départ à 63 ans, cela se fera de façon moins brutale que pour les militaires."

Ce que le syndicat corporatiste craint, c’est que les syndicats soient dépassés ou "qu’ils aient quelque chose à cacher", enchaîne Didier Deweerdt. "Lors des prochaines négociations, il ne faudra pas se contenter de faire reconnaître la pénibilité de notre métier pour avoir droit à l’abaissement de l’âge de départ à la pension de 67 à 63 ans. Ça, je pense honnêtement que le ministre parviendra lui-même à l’obtenir car c’est pour le moins légitime. Il faut en effet aller bien plus loin et ne pas reproduire le fiasco de 2012 en se contentant de miettes. C’est tout l’avenir de la Défense qui est en jeu."

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