Belgique

Le ministre bruxellois Didier Gosuin (Défi) estime qu'il n'y a pas de raison de modifier l'exécutif régional, malgré la demande en ce sens du CDH. Son parti fait offre de service pour la Communauté française. Et E-Change, dit-il, n'a pas vocation à devenir un parti. Entretien.


Le temps passe, le blocage demeure. Le 19 juin dernier, le président du CDH, Benoît Lutgen, appelait à former des gouvernements régionaux sans le PS. En Wallonie, une alliance MR-CDH a vu le jour. A Bruxelles et en Communauté française (ou Fédération Wallonie Bruxelles), c’est l’impasse. Il semble de plus en plus évident que Défi, incontournable dans des majorités sans les socialistes, ne veut pas modifier l’attelage bruxellois (PS, Défi, CDH, Open VLD, SP.A, CD&V). Didier Gosuin, ministre bruxellois de l’Economie et de l’Emploi, et numéro deux de Défi, fait le point sur la situation à quelques jours de la reprise des négociations.

M. Gosuin, est-ce que, oui ou non, votre parti est prêt à former des gouvernements sans le PS ?

D’abord, Défi n’est pas au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le CDH s’était opposé à notre présence en 2014. Aujourd’hui, nous ne disons pas non, mais nous aurons des exigences. Mon président, Olivier Maingain, va émettre une série de conditions programmatiques et de gouvernance.

Et en Région bruxelloise ?

Le gouvernement actuel fonctionne. Là aussi, nous aurons des demandes en matière de gouvernance. Il y a déjà un accord avec Ecolo et il semble que le PS nous suive à 98 %. Ensuite, en matière programmatique, je n’entends rien du côté du MR et du CDH. Je constate d’ailleurs que le CDH n’a pas remis en cause l’accord de gouvernement conclu il y a trois ans. On ne va quand même pas faire des gouvernements uniquement pour changer d’attelage.

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