Belgique

Le Secrétariat d’instruction du Conseil supérieur de l'audiovisuel a vu le nombre de plaintes augmenter durant la période électorale (entre le 14 juillet et le 14 octobre 2018). Une soixantaine de plaintes ont été reçues. 21 dossiers sont ouverts. L'opération 48 Heures des bourgmestres a amené, à elle seule, 7 plaintes.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) constate une augmentation du nombre de plaintes liées aux élections communales. Le secrétariat d'instruction a été saisi de 66 plaintes durant les 4 derniers mois. Celles-ci portaient sur "le respect du règlement élections. Ce chiffre doit néanmoins être relativisé par le phénomène des plaintes multiples (plusieurs plaintes, parfois identiques, sur le même programme). Au total, le SI a traité 21 dossiers, dont 20 sur la base de plaintes et un sur la base d’une autosaisine." En 2012, 13 dossiers avaient été ouverts, 14 étaient recensés en 2014 lors des élections régionales, fédérales et européennes.

Le premier gros grief des plaignants concerne "l’équilibre et la représentativité des tendances . C’est un enjeu très prégnant pour les publics", note le CSA. "Les plaintes peuvent porter sur la présence d’un.e candidat.e dans un programme (par exemple, un programme de divertissement ou un reportage), sur le temps de médiatisation donné à chaque liste ou encore sur l’opération Les 48h des bourgmestres (une émission politique électorale), pour laquelle le CSA a été saisi de 7 plaintes."

Six dossiers concernent la "participation aux débats électoraux et visibilité des petites listes". Même nombre en ce qui concerne la règle du "cordon sanitaire médiatique", soit l'interdiction de donner une tribune médiatique à des partis non démocratiques ayant des messages discriminants, haineux, violents.... Le CSA a été saisi de six plaintes. "Au vu de l’ouverture de débats électoraux à plus de participant.e.s et de la présence de plusieurs listes posant éventuellement question au regard du « cordon sanitaire médiatique », cette question est devenu une préoccupation importante des publics au cours de ce scrutin." Le CSA "a sollicité un avis d’UNIA et a consulté la Commission nationale permanente du Pacte culturel. Le traitement de ces dossiers est en cours."

Les deux dernières plaintes sont beaucoup plus spécifiques. L'une d'entre-elles concerne la participation d'un "animateur-candidat" et l'autre de la diffusion de sondages électoraux la veille du scrutin, ce qui est formellement interdit.