Belgique

Les élections communales ont lieu dans moins d’un an, le 14 octobre 2018 très exactement. On le lit, l’entend ça et là depuis quelques semaines, tous les partis se penchent activement à la confection de leurs listes. Il y a les stars placées aux premières et dernières places, les people ou autres personnalités issus de la société civile et les inconnus, issus du monde privé ou associatif. Objectif final : présenter une liste la plus représentative possible de son électorat. Dans ce cadre, les patrons de PME et autres indépendants sont fort sollicités par les partis politiques.

Dans une étude récemment menée auprès de 486 de ses affiliés installés à Bruxelles et en Wallonie, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) dévoile que près d’un indépendant ou entrepreneur sur cinq (17%) a déjà été sollicité par un parti pour intégrer une liste. 66% d’entre eux ont refusé l’offre. Un bon tiers (34%) a tout de même accepté la proposition. En Flandre, où le même type de sondage a été mené, seuls 17 % des entrepreneurs et indépendants ont accepté l’offre politique.

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"La principale raison de ne pas prendre part à la politique locale, est le manque de temps pour 69 % des entrepreneurs wallons et bruxellois", précise la la présidente du SNI, Christine Mattheeuws. "Les indépendants et gérants de PME travaillent généralement 50 à 60 heures ou plus par semaine et ne sont pas fort tentés de consacrer encore du temps à la politique locale. D’ailleurs, bon nombre d’entrepreneurs indiquent que, suite aux nombreuses heures qu’ils passent dans leur commerce, ils ne pourraient effectuer convenablement leur tâche dans la politique." Second argument mis en avant par 41 % des sondés : "Cela risque de nuire à leur commerce. Ils craignent de perdre des clients."

L’étude ne dit pas quels sont les partis les plus intéressés par la présence d’entrepreneurs sur leurs listes. Un précédent sondage, toujours mené par le SNI, dévoilait néanmoins que 39 % des membres du Syndicat voteraient plus volontiers pour le MR. Logique… Plus étonnant, Ecolo arrivait en deuxième position avec 10 % des intentions de vote, devant le PS (7%), Défi (6%), le PTB (4%) et le CDH (1%). 7 % d’entre eux n’ont exprimé aucune opinion.