Belgique

A l'heure de la présentation du rapport sur le Pacte National d'Investissements Stratégiques, le PS a durement critiqué, mardi matin, ce qu'il semble considérer comme une manoeuvre de la part du gouvernement fédéral et du Premier ministre Charles Michel (MR). 

Ceux-ci qui n'ont cessé, selon lui de freiner les investissements durant cinq ans. 

"Charles Michel découvre la nécessité d'investir alors que son gouvernement n'aura cessé de faire l'inverse pendant cinq 5 ans", a dénoncé le Parti Socialiste, à l'heure de la présentation du rapport.

Budgets à la baisse

Le parti présidé par Elio Di Rupo a délivré à ce propos "un récapitulatif: coupe de près de 3 milliards d'euros pour la SNCB et Infrabel soldée (6.000 emplois en moins); diminutions imposées au service public; économies pour plus de 6 milliards d'euros sur notre protection sociale (pension, allocations maladie-invalidité...); budget santé diminué de 3,5 milliards d'euros; 1,7 milliard d'euros de coupe budgétaire sur la défense; sous-investissement dans la police (il manque 3.707 agents selon le ministre de l'Intérieur lui-même)".

Le PS a par ailleurs dit souscrire à la logique d'investissement public. Il l'a prôné à plusieurs reprises déjà depuis le début de cette législature, a-t-il rappelé.

"La mascarade de fin de législature que propose Charles Michel ne suffira pas pour faire oublier aux citoyens les innombrables attaques qu'ils ont subies durant celle-ci. Ce n'est pas un bout de fibre optique qui va remplacer l'absence totale de fibre sociale dans l'action de ce gouvernement. Après le saut d'index, la réforme des pensions qui s'apparente à une réforme contre les pensionnés, l'augmentation des taxes sur la consommation (260 euros/an/ménage), les travailleurs, les pensionnés, les fonctionnaires, les allocataires en ont marre", a encore dit le PS.