Belgique Deux nouveaux boîtiers seront actifs dès demain sur l’E42. Maxime Prévot (CDH) compte multiplier leur nombre en Wallonie.

La Région wallonne vient d'installer deux nouveaux boîtiers radar sur l'autoroute E42 à hauteur de Gaurain-Ramecroix (Tournai). "Un radar pourra y être activé par la Police fédérale de la route dès ce samedi 1er novembre", a annoncé jeudi le ministre wallon des Travaux publics et de la Sécurité Routière Maxime Prévot. Le nombre total de boîtiers installés sur le territoire de la région s'élève désormais à 33. "La Police fédérale de la route dispose actuellement de 16 radars. Ceux-ci sont placés entre les 33 boîtiers installés par le Service Public de Wallonie (SPW) sur des autoroutes et routes régionales", a précisé Maxime Prévot, annonçant l'installation de deux boîtiers supplémentaires sur la E42.

"Conformément à la volonté de ne pas piéger les automobilistes et d'attirer leur attention sur le danger de la zone traversée, trois panneaux distincts sont systématiquement installés avant et après chaque boîtier", a poursuivi le ministre. Ces panneaux préventifs seront également installés sur le tronçon nouvellement contrôlé à Tournai.

La Wallonie dispose désormais de 33 boîtiers radars, auquel s'ajoute le radar tronçon du tunnel de Cointe (A602 à Liège).

"L'objectif du ministre est de réduire à 200 le nombre de victimes sur les routes wallonnes d'ici 2020", conclut le communiqué.

© Infographie DH

© Infographie DH

© Infographie DH

"Pas pour renflouer les caisses de l’État"

Fraîchement arrivé aux commandes des Travaux publics, en qualité de ministre régional, Maxime Prévot (CDH) compte "amplifier le nombre de boîtiers et de radars le long des routes wallonnes. Certains aiment à penser qu’il s’agit de renflouer les caisses de l’État mais ce n’est pas le but, sans quoi on ne disposerait pas de panneaux pour prévenir de leur présence" .

Une volonté de prévenir que devra, aussi, assurer "l’Agence wallonne pour la sécurité routière, mise en place il y a quelques mois. Il faut profiter de ces leviers acquis par le transfert des compétences depuis le fédéral pour améliorer la prévention au niveau local" .

Les deux nouveaux boîtiers de l’E42 portent le total à 33 pour la Wallonie. Quel est l’objectif à terme ?

"À ce stade, l’objectif n’est pas fixé. Il le sera à la lumière des budgets disponibles et s’inscrit dans la palette des mesures que je compte prendre."

De quelles mesures est-il question ?

"Il y a une réflexion sur l’installation de nouveaux radars tronçons. Pour le moment, la Wallonie n’en a qu’un, dans le tunnel de Cointe. Il y a aussi les campagnes de prévention et les subventions aux associations qui travaillent dans le domaine de la sécurité routière. Mais aussi un enjeu plus infrastructurel."

À ce propos, certains ont fait part de leur inquiétude de voir une césure dans le plan Route…

"Des centaines de millions d’euros ont été investis ces dernières années, et nos autoroutes ne ressemblent plus à ce qu’elles étaient avant ces investissements. Des centaines d’autres millions seront encore investis ces prochaines années."

Combien précisément ?

"Le second plan Route, que j’ai baptisé infrastructures, prévoit un budget de 300 millions d’euros."

Que vous souhaitez voir allouer au réseau secondaire aussi ?

"Il n’y a pas encore de proportion arrêtée mais nous avons beaucoup travaillé sur les autoroutes. Le plan s’axera sur quatre facettes : les autoroutes, dans une moindre mesure. Le réseau secondaire, qui sera prioritaire. Les routes de l’emploi, comme par exemple celles qui mènent aux zonings, aux hôpitaux… et les voies hydrauliques, d’où le nom de plan infrastructure."

Pourquoi une telle priorité sur le réseau secondaire ?

"Nous avons déjà beaucoup investi dans les autoroutes. Il reste bien sûr une série de chantiers à achever. Mais il faut aussi, en tenant compte de l’aspect sécuritaire, travailler sur les voiries plus locales. Installer des ronds-points aux carrefours dangereux, améliorer l’infrastructure aux entrées des villages… rendre la route moins dangereuse pour tous les usagers, qu’ils soient automobilistes, piétons, cyclistes ou motards. C’est un enjeu public majeur."